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Lors de son dernier discours devant les députés européens, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, a plaidé pour une Europe plus forte et plus unie.

«Nous devons démontrer qu’ensemble, Est, Ouest, Sud et Nord, nous pouvons semer les graines d’une Europe plus souveraine». C’est là un des messages forts lancés par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker lors de son dernier discours, mercredi, sur l’état de l’Union au Parlement européen, rapporte l’AFP. Le Luxembourgeois a ainsi plaidé pour que l’Union européenne (UE), déjà poids lourd économique, renforce son aura politique sur la scène internationale. Selon lui, l’Union européenne «peut, si elle veut, si elle parle d’une seule voix, s’imposer aux autres». Le président de la Commission estime que le moment est «critique» alors que le contexte international est devenu plus imprévisible avec un Président américain Donald Trump qui prêche le protectionnisme et n'hésite pas à se retirer d'accords internationaux. Ainsi, pour devenir un «acteur global» et pouvoir mieux faire entendre la voix de l'UE, Jean-Claude Juncker a proposé que certaines décisions de politique étrangère puissent se prendre à la majorité qualifiée et non plus à l'unanimité, pour éviter qu'un seul pays puisse faire blocage, notamment sur la fiscalité. Juncker souhaite également renforcer le rôle international de l'euro : «aberrant», selon lui, de payer des avions européens en dollars, ou de payer dans la monnaie américaine plus de 80% de ses importations d'énergie alors que seulement 2% viennent des États-Unis. 
Jean-Claude Juncker qui s'exprime généralement en trois langues – français, allemand et anglais – n'aura eu recours à la langue de Shakespeare que pour parler du Brexit, prévu fin mars 2019. «Si on quitte l'Union, on ne fait évidemment pas partie de notre marché unique et certainement pas de certaines de ses parties», a-t-il rappelé à l'attention du gouvernement britannique. Pour rappel, Jean-Claude Juncker est à son quatrième et dernier exercice à la tête de la Commission européenne. L’année prochaine, en septembre, le nouveau Parlement élu sera occupé par le processus de sélection d’un nouvel exécutif européen. C’est pourquoi il a appelé les deux législateurs, le Parlement et le Conseil, à trouver un accord de principe sur le budget de l'UE après 2020, avant la pause de plusieurs mois qui entoure les élections européennes, de la campagne à la composition d'une nouvelle Commission. 

 

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