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Cela fait maintenant près d’un an que les négociations sont engagées entre le Canada et les Etats Unis pour une mise à jour de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena). Des négociations qui restent sans résultat à ce jour. Pour le premier ministre canadien, Justin Trudeau, la réforme de cet accord devrait absolument respecter certaines priorités pour le pays. « Nous avons été vraiment, vraiment fermes sur la nécessité de maintenir des choses comme (...) un mécanisme indépendant de règlement des différends qui protège notre exception culturelle et plusieurs autres choses telles que nos producteurs laitiers et la gestion de l'offre agricole », a-t-il déclaré sur une radio locale de Winnipeg. Et d’ajouter que son pays a fait quand même preuve de flexibilité par rapport à certains points lors des négociations, « car il est temps d'actualiser cet accord après 25 ans ».

Par ailleurs, le responsable canadien a exprimé son inquiétude face à une éventuelle taxation sur l’industrie automobile. « Si le président devait imposer ses tarifs punitifs sur l'automobile comme il a menacé (de le faire, ndlr), cela serait dévastateur pour l'industrie automobile canadienne mais aussi pour l'industrie automobile américaine", a fait valoir M. Trudeau. Et de souligner « cela causerait des perturbations à grande échelle et entraînerait, je pense, beaucoup de licenciements aux États-Unis (…) Nous devons être attentifs à ce que le président envisage ».

Le président américain Donald Trump a quant à lui déjà averti que si aucun terrain d'entente n'est trouvé entre Ottawa et Washington, il n'hésiterait pas à déclencher une nouvelle salve de taxes douanières, à commencer par le secteur automobile canadien.
A noter que les États-Unis imposent déjà depuis le mois de juin des taxes de 25% sur l'acier et l'aluminium canadiens.

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