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L’absence du capitaine des Lions de l‘Atlas, Mehdi Benatia, lors de la victoire sur le Malawi n’a laissé personne indifférent. Les rumeurs et les scénarii sur une possible retraite internationale du défenseur central n’ont fait que grandir depuis quelques jours. Ce qui rappelle que s’il est difficile de mettre son pied en sélection, il est encore plus difficile de la quitter.

Les adieux de Wesley Sneijder à la sélection des Pays-Bas, mis en scène jeudi en lever de rideau d’un match amical des Oranje, ont fait le tour du monde. Le désormais ex-international a eu droit à une 134e et dernière sélection pour faire ses adieux au public en bonne et due forme. Mais ces images pleines de sympathie semblent relever de la science-fiction, si on tente de les retrouver à propos de la sélection nationale du Maroc.
Sans prétendre être devin, il paraît désormais difficile de revoir Mehdi Benatia sous le maillot des Lions de l’Atlas. Même Hervé Renard, le plus grand défenseur du capitaine, a laissé planer le doute sur son retour. «Tant que je serais sélectionneur du Maroc, assurait le technicien français vendredi, les portes de la sélection seront ouvertes à Mehdi (Benatia). Si jamais il en est autrement, ça fait partie de la carrière d’un joueur de prendre des décisions qui sont parfois difficiles. C’est comme ça, il faut préparer l’avenir avec d’autres joueurs. De toute façon, je sais très bien qu’il sera toujours derrière nous.»
Ce demi-aveu de la part du sélectionneur a le mérite de préparer le public à l’éventualité d’un départ en retraite d’un joueur qui ne l’a jamais laissé indifférent. Benatia est l’un des seuls à avoir régulièrement porté la tunique nationale depuis sa première sélection en 2008, en compagnie de Boussoufa et El Ahmadi. En revanche, Benatia ne dérogerait pas à la règle de la fin toujours douloureuse des carrières internationales des Lions de l’Atlas.
Que ce soit dans la douleur, dans l’indifférence ou dans le conflit, aucun joueur international marocain n’a eu droit à des adieux en bonne et due forme au public. On ne parle pas seulement de joueurs «intermittents», qui n'auraient en tout porté le maillot national qu'à une dizaine de reprises. Même les Naybet, Hadji (les deux frères), Kharja, Dolmy, Timoumi… n’ont pas eu la chance de faire une dernière apparition dans un stade comble au Maroc, où se seraient mêlés les larmes de la tristesse et les chants de reconnaissance. Car si l’on fait tout pour convaincre les jeunes joueurs de porter les couleurs du Maroc, on devrait également rendre hommage à ceux qui l’ont fait dans les bons et surtout les mauvais moments. Et les simples photographies dans les couloirs des stades constituent un bien maigre témoignage de gratitude. 

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