Éco Actu

Au premier semestre 2018, les crédits et les dépôts clientèle de CIH Bank progressent à deux chiffres dopant son produit net bancaire consolidé de 13,7% à 1,1 milliard de DH. Cette performance s’accompagne d’une rentabilité semestrielle record à 289,2 millions de DH. C’est le fruit d’un vaste chantier engagé depuis des années pour l’assainissement de la banque et son repositionnement sur le marché.

Les différents chantiers engagés, ces dernières années, par CIH Bank continuent de porter leurs fruits. Le groupe enregistre un premier semestre 2018 exceptionnel, porté par une «forte» dynamique commerciale notamment le recrutement de 137.000 nouveaux clients et le placement de plus de 244.000 nouveaux produits. En clair, le produit net bancaire (PNB) consolidé a bondi de 13,7%, par rapport à fin juin 2017, à 1,1 milliard de DH, sous l’effet notamment de l’augmentation de 6,9% de la marge nette d’intérêt à 811 millions de DH. 
Cette performance est tirée par la croissance du PNB de l’activité bancaire de plus de 125 millions de DH (+ 100,1 millions de DH pour la Banque CIH, +20,4 millions pour Sofac et +5 millions pour Umnia Bank). La contribution de l’activité hôtellerie au PNB est également positive, soit +15,7 millions de DH. Sur le plan rentabilité, le groupe enregistre un rebond remarquable du résultat net part du groupe à 289,2 millions de DH, soit une croissance de 136,7%. 

«Bonne» maitrise des risques.
Cette évolution s’explique par les performances commerciales, mais aussi eu égard au dénouement du contrôle fiscal portant sur les exercices 2013, 2014 et 2015 de la banque CIH et le spécialiste du crédit Sofac, dont l’impact financier a été entièrement incorporé dans les résultats du groupe à fin juin 2017. «Globalement, le groupe CIH Bank a connu un très bon semestre 2018 et nous nous en félicitons», se réjouit Ahmed Rahhou.  Le PDG du groupe CIH Bank s'exprimait le 6 septembre à Casablanca lors de la présentation des résultats semestriels. Le renforcement de la rentabilité du groupe est porté, en outre, par une «bonne» maitrise des risques. Le coût de risque consolidé s’établit à -111,5 millions de DH, réduisant le taux du coût du risque consolidé de 12 points de base (bps) à 0,25%.  Le taux des créances en souffrance a également diminué de 16 bps à 6,89%. À ce sujet, le top management du groupe affirme qu’«en bilan d’ouverture, l’application de la norme IFRS 9 a induit un impact sur les fonds propres de 229 millions de DH et une augmentation des provisions de 18,5%, améliorant ainsi le taux de couverture des créances en souffrance de 11,5 points à 64%».

Sur le plan commercial, les crédits à la clientèle ont progressé de 11,8% à 43,2 milliards de DH. Sur ce volet, la banque affiche une forte progression des crédits hors immobiliers (+28%), portée par une hausse de 38,7% des crédits destinés à l’entreprise et de 16,1% de ceux à la consommation. À noter que les crédits immobiliers ne représentent que 63,7% de la structure des encours à fin juin 2018 contre 68,3% un an plus tôt. Cette évolution est en phase avec la stratégie du groupe qui a lancé ces dernières années un vaste chantier de repositionnement dans la banque universelle, parallèlement à son métier historique : le crédit à l’habitat et à la promotion immobilière.  
Pour ce qui est des ressources, les dépôts clientèle se sont renforcés de 23,5% à 34,3 milliards de DH (+18,2% des dépôts à vue à 25,8 milliards et +43% des dépôts à terme à 8,5 milliards).  

Articles similaires

Newsletter :

Version desktop
Copyright © 2018 LEMATIN.ma