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Rassemblés autour du mouvement baptisé «Rise for climate» (Debout pour le climat), plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue à travers les grandes métropoles pour alerter les gouvernements contre le changement climatique. Bangkok, où s'est tenue une réunion préparatoire de la COP 24 prévue en décembre prochain en Pologne, est tout simplement menacée par la montée des eaux et risque disparaitre d'ici 2030.

«Nous sommes en première ligne. Mais c'est un problème global, qui ne peut être réglé qu'au niveau mondial», a souligné dans une interview à l'AFP Amjad Abdulla, négociateur en chef pour l'Alliance des petits États insulaires (Alliance of Small Island States - AOSIS), en marge des discussions de Bangkok pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris. Signé à Paris en décembre 2015 et entré officiellement lors de la COP 22 en novembre 2016 à Marrakech, cet Accord ambitionne de contenir le réchauffement planétaire au mieux à 1,5 °C et au pire à 2 °C. 
Or toutes les projections des scientifiques indiquent que la Terre s'achemine vers un réchauffement moyen de 3 °C ce qui pourrait provoquer des impacts environnementaux irréversibles, tels que la fonte des glaciers à l'origine de la montée des eaux. 
D'où le cri d'alarme lancé par le négociateur en chef de l'AOSIS. Prenant le relai, des militants écologistes à travers le monde sont descendus, le week-end dernier, dans la rue pour exiger des gouvernements qu'ils agissent enfin sérieusement contre le dérèglement climatique, en pleine préparation de la COP 24 prévue début décembre 
en Pologne. 
Ce mouvement, baptisé «Rise for climate» («Debout pour le climat»), est organisé à travers une centaine de pays, de Melbourne à Manille, en passant par Bangkok, puis à Paris, à Bruxelles et aux États-Unis. 

Cette journée d'action est censée culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie. Mais il serait inexact de dire qu'aucun effort n'a été entrepris pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique. À titre d'exemple, en 2017, l'énergie solaire a dominé les investissements mondiaux dans la production d'énergie électrique et avait atteint des niveaux sans précédent. Avec un total de 279,8 milliards de dollars investis dans les énergies renouvelables, l'année dernière a été la huitième d'affilée où les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont dépassé les 200 milliards de dollars. 

L’énergie solaire, qui arrive en tête du classement, a bénéficié de 160,8 milliards de dollars d'investissements, soit une augmentation de 18% en comparaison avec l'année précédente, selon un nouveau rapport de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique sur les tendances mondiales de l'investissement dans les énergies renouvelables. 
Cette évolution n'a cependant pas empêché, lors de cette même année, les émissions de CO2 de battre tous les records jamais enregistrés, de même que les années 2015, 2016 et 2017 ont été les années les plus chaudes.  

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