Économie

Le cycle vertueux des exportations marocaines n’accuse aucune perturbation à la faveur d’un mouvement d’ensemble des principaux moteurs de l’export. Automobile, aéronautique, phosphates et dérivés, agriculture et agro-alimentaire, textile et cuir, entre autres, continuent de soutenir la machine, bien qu'à des rythmes différents. Dans le même temps, la facture énergétique explose.

Aucune ombre au tableau des exportations. Tous les moteurs sont allumés, prolongeant le cycle vertueux des expéditions du Maroc à l’étranger. Une cadence à laquelle contribuent aussi bien les activités classiques (phosphates et dérivés, agriculture et agro-alimentaire, textile et cuir…) que les plus récentes (automobile et aéronautique). Ainsi, au terme des sept premiers mois de 2018, les exportations marocaines ont évolué au rythme de 11,4%, s’établissent à 160,31 milliards 
de DH. 
Le secteur automobile continue à jouer les premiers rôles, affichant à fin juillet 2018 une croissance de 18,6% avec plus de 39 milliards. Une performance résultant à la fois de la progression des ventes du segment construction (17,3% à 20,59 milliards) et du câblage (16,9% à 14,14 milliards). La part de ce secteur dans le total des exportations gagne 1,5 point, passant à 24,4% contre 22,9% une année auparavant.
Idem pour l’aéronautique qui progresse à un rythme élevé (19,7% à 7,13 milliards). L’autre grand moteur de l’export, les phosphates et dérivés assurent bien. En effet, à fin juillet dernier, les expéditions ont gagné 14,4% à plus de 29 milliards de DH. 
Pour les autres secteurs à l’export, l’agriculture et agroalimentaire a connu une hausse de 5,2% à 34,54 milliards, le textile et cuir de 4,4% à 22,93 milliards et l’électronique de 5,7% à 5,68 milliards. L’industrie pharmaceutique enregistre, elle, une amélioration de 7,9% à 765 millions de DH. 
La dynamique des échanges extérieurs a également profité aux importations qui progressent à deux chiffres (10% à 278,77 milliards).
Elles sont tirées essentiellement par les achats de biens d’équipement (12,7% à 68,85 milliards), de produits énergétiques (17,2% à 45,75 milliards) et de produits finis de consommation (7,2% à 62,34 milliards). Ces trois groupes de produits représentent 63,5% du total importé, contre 62,5% à fin juillet 2017, et pèsent pour 73,1% de la hausse globale des approvisionnements depuis l'étranger.
Cette évolution des échanges extérieurs s’est traduite par un creusement de 8,2% du déficit commercial qui a culminé à 118,46 milliards à fin juillet dernier et une amélioration du taux de couverture à 57,5% contre 56,8% un an 
auparavant. 

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