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Pour la première émission de la rentrée, il était inévitable de faire le point sur les événements qui ont marqué l’été et leur impact sur la rentrée politique. Dans son analyse de la situation, Mustapha Sehimi a tiré la sonnette d’alarme en estimant qu’il s’agit d’une phase critique pour l’eExécutif. «Quatre grands événements sont donc à retenir : le Discours Royal du Trône, la décision de relever le ministre de l’Économie de ses fonctions, le Conseil des ministres et le Discours Royal du 20 août», note l’invité de Rachid Hallaouy. Et d’expliquer que si le limogeage de Mohamed Boussaïd est lié à la reddition des comptes, la suppression du secrétariat d’État en charge de l’Eau, que dirigeait Charafat Afilal, membre du PPS, est une sanction plus appuyée due aux problèmes de coordination qu’elle avait avec le ministre de tutelle.

Ces deux décisions devront, selon M. Sehimi, interpeller sur le programme général du gouvernement actuel. «C’est un gouvernement qui a été investi en avril 2017 sur la base d’un programme quinquennal», rappelle le politologue. «Ce même gouvernement avait présenté en septembre 2017 le bilan de son action, mais il ne revendique plus le programme pour lequel il a été investi», s’écrit-il. Selon lui, ce programme est même dépassé du fait que les objectifs de politique générale sont déterminés par le Souverain. «Le discours de S.M. le Roi détermine le schéma des mesures devant être prises dans les prochains mois en matière d’emploi et de jeunesse», note M. Sehimi qui revient sur l’existence d’une carence au niveau de l’action gouvernementale. La relation tendue entre le PJD et le PPS a également été décryptée par M. Sehimi qui estime que cette situation impacte la stabilité de ce gouvernement, qui, de surcroît, a une majorité «fragile» et remet en doute la charte de la majorité ratifiée par les partis de la coalition. Interrogé sur ses pronostics quant à l'évolution de ce problème, le politologue a déclaré que, selon lui, le PPS, qui devrait statuer sur ce sujet lors de la réunion de son conseil national, devrait probablement se retirer de la coalition gouvernementale. Une situation qui devrait avoir des répercussions sur la scène politique. Découvrez plus de détails en regardant l’intégralité de l’Info en Face sur lematin.ma.

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