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Le groupe jihadiste Boko Haram a tué au moins 48 soldats jeudi dernier dans l'attaque d'une base militaire dans le nord-est du Nigeria, a indiqué à l'AFP lundi une source militaire, un chiffre alourdissant le précédent bilan qui faisait état de 30 morts.

«Pour l'instant, nous avons retrouvé les corps de 48 soldats», a témoigné, sous couvert d'anonymat, un militaire à Zari, base à la frontière avec le Niger, dans un contexte de forte recrudescence des attaques contre l'armée nigériane du groupe de l'État islamiste d'Afrique de l'Ouest (ISWAP). L'armée nigériane a officiellement reconnu un combat important entre les soldats et les insurgés, mais n'a fait état pour l'instant que de «plusieurs insurgés» tués, niant toute perte de son côté. S'attaquant rarement aux civils, la faction d'ISWAP cible principalement l'armée nigériane ou la force conjointe régionale qui ont subi de lourdes pertes les attaques de ces dernières semaines. Dans un autre communiqué, l'ISWAP avait également affirmé mercredi avoir tué «plusieurs» soldats nigérians dans une attaque au mortier contre la base militaire d'Arge, dans la région du lac Tchad, sans que l'AFP n'ait pu jusqu'à 
présent confirmer l'information.
Mi-août, des centaines de soldats ont protesté en tirant en l'air à l'aéroport de Maiduguri, capitale de l'État du Borno (Nord-Est), pour signifier leur refus d'être envoyés sur une base dans la région reculée du lac Tchad. L'insurrection de Boko Haram et sa répression par l'armée ont fait plus de 20.000 morts et quelque 2,6 millions de déplacés depuis 2009. Selon des ONG, 11 millions de Nigérians ont un besoin urgent d'aide humanitaire. 

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