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«Je ne veux plus me mentir» : faute d'obtenir des avancées suffisantes en matière d'environnement, le populaire ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot a jeté l'éponge mardi, un coup dur pour le Président Macron qu'il n'avait pas prévenu de sa démission.

«Je prends la décision de quitter le gouvernement», a déclaré Nicolas Hulot le désormais ex-ministre français de la Transition écologique, lors d'une interview en direct sur la radio France Inter, après avoir confié qu'il se sentait «tout seul à la manœuvre» sur les enjeux environnementaux au sein de l'exécutif. Il s'agit d'un coup dur pour Emmanuel Macron, qui avait réussi à convaincre le populaire M. Hulot d'entrer au gouvernement en mai 2017. Cette démission intervient avant une rentrée qui s'annonce difficile pour le chef de l'État français qui doit composer avec une croissance économique moindre qu'espérée et peine à convaincre ses partenaires de l'UE de renforcer l'intégration européenne. La démission surprise de M. Hulot est d'autant plus douloureuse pour le Président que l'ex-journaliste ne l'avait prévenu ni lui, ni le Premier ministre Édouard Philippe. «Je sais que ce n'est pas très protocolaire», a-t-il admis, confiant sa crainte qu'ils cherchent «une fois encore» à le «dissuader» de démissionner. Depuis Copenhague, où il est en visite, Emmanuel Macron a déclaré «respecter» la décision de Nicolas Hulot, «un homme libre». «Je respecte sa liberté, je souhaite compter sur son engagement sous une autre forme et là où il sera», a dit le Président, en défendant son bilan en matière écologique. «En 15 mois, ce gouvernement a fait plus qu'aucun autre dans la même période sur ce sujet», et ce travail «va se poursuivre», a-t-il affirmé. Le Premier ministre a annoncé qu'il ferait «dans les jours qui viennent» des propositions à M. Macron sur le remaniement du gouvernement. M. Hulot avait dû endosser le report de l'objectif consistant à ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% en 2025, ou l'entrée en vigueur provisoire de l'accord de libre-échange UE-Canada. Et lundi, veille de l'annonce de sa démission, l'Élysée avait annoncé que le prix du permis de chasse serait diminué par deux.                                                                    

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