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Critiquée au sujet de sa gestion de l'arrivée de l'Aquarius ou d'autres navires de migrants en Europe, la France s’en est défendue affirmant avoir «pris sa part» de demandeurs d’asile, tout en appelant à «une solution pérenne» à cette question.

La ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau a affirmé, mercredi sur Europe1, que son pays «avait pris sa part» de demandeurs d'asile lors des arrivées à Valence puis Malte de l'Aquarius ou d'autres navires de migrants en Europe.

Au sujet de l'Aquarius, «on a pu trouver une solution où un certain nombre de pays européens, y compris l'Italie, ont accepté de jouer la solidarité. La France a, elle aussi, pris toute sa part», a assuré la ministre, affirmant que son pays cherche «une solution pérenne». 

Regrettant que l'Italie conteste l'organisation européenne pour gérer ces crises, Nathalie Loiseau a réaffirmé que la gestion européenne fonctionnait «avec l’implication de tous les gouvernements, au cas par cas».

La ministre a aussi rappelé les décisions prises en juin lors du Conseil européen : «aider d'avantage les pays d'origine des migrants économiques, les pays de transit, renforcer nos frontières extérieures». «Tout ça c'est en cours et ça marche», a-t-elle assuré.

«Il y a 80% d'arrivées en moins en 2018 qu'en 2017», a fait valoir la ministre française, avant de conclure «il faut faire en sorte que chacun prenne ses responsabilités et accepte la solidarité avec les autres pays européens».

La France avait annoncé mi-août dernier accueillir 60 personnes «en besoin de protection» parmi les quelque 250 migrants secourus en mer par les autorités maltaises et par le navire de sauvetage l'Aquarius, qui appartient à l’association SOS Méditerranée basée à Marseille (sud-est de la France).  

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