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L'Assemblée générale des Nations unies a confirmé vendredi par un vote la nomination, annoncée mercredi dernier, de l'ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a nommé l'ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme, en remplacement du Jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein. Cette nomination a été confirmée vendredi par l'Assemblée générale. À 66 ans, Michelle Bachelet fait partie des femmes politiques les plus puissantes au monde. Elle a été la première directrice d'ONU Femmes, l'agence des Nations unies promouvant l'égalité entre femmes et hommes, à sa création, en 2010. En qualifiant de «raciste» le Premier ministre hongrois Viktor Orban et de «dangereux» le président américain Donald Trump, son prédécesseur au Haut-Commissariat aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a souvent provoqué la controverse. Nikki Haley, l'ambassadrice américaine aux Nations unies, a d'ailleurs réagi à la nomination de Michelle Bachelet en l'enjoignant à «éviter les erreurs du passé». «Si elle est choisie, Michelle Bachelet aura l'un des emplois les plus difficiles au monde, à un moment où les droits de l'Homme subissent une attaque généralisée», estimait avant l'annonce d'Antonio Guterres le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth. La socialiste, pédiatre de formation, a été la première femme présidente du Chili, entre 2006 et 2010 et à nouveau de 2014 à 2018. L'année dernière, Antonio Guterres l'a nommée pour faire partie d'un conseil consultatif de haut niveau pour le conseiller sur des initiatives de médiation. Le secrétaire général de l'ONU l'avait qualifiée de «championne des droits des femmes à long terme». Née en 1951 à Santiago, Michelle Bachelet poursuivait ses études de médecine quand elle a été arrêtée, détenue et torturée avec sa mère par la police politique du dictateur Pinochet en janvier 1975. Présidente, elle a bousculé lors de son second mandat une société réputée très conservatrice par une série de réformes progressistes, dont l'adoption du mariage homosexuel et la dépénalisation de l'avortement. Michelle Bachelet a également occupé différents portefeuilles ministériels en tant que ministre de la Défense entre 2002 et 2004 et ministre de la Santé de 2000 à 2002.

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