Société

La saison estivale rime généralement avec détente et farniente. Avec l'avènement de l'Aid Al-Adha dans quelques jours, elle rime aussi avec dépenses exceptionnelles.

Cette situation donne du fil à retordre aux ménages aux revenus modestes mais elle présente aussi une opportunité pour bien d'autres foyers, généralement plus aisés, pour partir en vacances sans pour autant se soustraire au rituel. Depuis quelques années, la coïncidence des vacances avec la fête du sacrifice puis la rentrée scolaire, est une situation particulièrement complexe à gérer pour un grand nombre de familles. Cette triple dépense grève lourdement leurs budgets et poussent même à l'endettement.


D'après le Haut Commissariat au Plan (HCP), pour les 20 % des ménages les moins aisés, le total de la double dépense Aid Al Ahda et rentrée scolaire dépasserait 78 % de leur dépense moyenne totale sur un mois.  Les données du HCP, au terme de ses enquêtes sur la consommation et les dépenses des ménages, réalisées en 2016, attestent que seulement 12 % environ des ménages relevant de la tranche la plus riche (10 %) de la population n'accomplit pas le rituel du sacrifice du mouton, contre moins de 2 % pour les familles les plus pauvres. Ce sont le plus souvent les ménages citadins et individuels qui passe outre ce rituel, précise encore le HCP.
Reste que pour la grande majorité des foyers marocains, le sacrifice du mouton est un must à l’occasion de l’Aïd.

 

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