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Six civils ont péri et sept autres ont été blessés, mercredi, dans un attentat à la bombe perpétré dans la province afghane de Balkh. La veille, une vingtaine d'Afghans amputés de guerre, pour certains en fauteuils roulants ou équipés de béquilles, s'étaient lancés dans une longue et difficile marche pour exiger la fin du conflit qui les a rendus infirmes.

Six civils ont péri et sept autres ont été blessés, mercredi, dans un attentat à la bombe perpétré dans la province afghane de Balkh (nord), a annoncé un responsable local. «L'incident s'est produit dans le village de Quch Qazal, dans le district de Sholgara, vers 5h30 heure locale, lorsque le véhicule a touché un engin explosif improvisé placé sur une route poussiéreuse», a indiqué le porte-parole du gouvernement local, Munir Ahmad Farhad, dans une déclaration aux médias. Les autorités locales accusent les Talibans d'avoir placé des engins explosifs improvisés ciblant les forces sécurité dans le district, qui a été le théâtre de violents conflits armés au début de l'année. Selon des chiffres publiés par la mission des Nations unies en Afghanistan, au cours du premier semestre de 2018, au moins 1.690 civils ont été tués et plus de 3.430 autres blessés dans des incidents liés au conflit dans ce pays dévasté par la guerre. La veille de cette attaque, une vingtaine d'Afghans amputés de guerre, pour certains en fauteuils roulants ou équipés de béquilles, se sont lancés dans une longue et difficile marche pour exiger la fin du conflit qui les a rendus infirmes. «Le convoi de la paix» a démarré son périple dans la ville de Herat (ouest) et prévoit de l'achever à l'autre extrémité du pays dans la capitale Kaboul, avançant au mépris des insurgés, des bombes et d'une chaleur écrasante. «Nous entreprenons ce voyage de plus de 1.000 km pour Kaboul pour dire au monde d'arrêter la guerre», a déclaré à l'AFP l'un des participants, Mohammad Musa, 40 ans, amputé des deux jambes après avoir sauté sur une mine. Cette initiative intervient quelques semaines après une marche similaire de manifestants pour la paix, qui avaient parcouru à pied quelque 700 km entre Lashkar Gah (sud) et Kaboul, pour l'essentiel durant le mois de jeûne du ramadan. Ils étaient arrivés dans la capitale le 18 juin, au moment même où les Talibans mettaient fin à un cessez-le-feu inédit de trois jours à l'occasion des fêtes religieuses de l'Aïd-el-Fitr. Le gouvernement afghan pourrait déclarer une nouvelle période de cessez-le-feu à l'occasion des célébrations de l'Aïd El-Kébir à la fin du mois d'août. 

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