Monde

La Californie est désormais ravagée par le plus grand incendie de son histoire récente, le «Mendocino Complex», qui gagne du terrain dans le nord de l’État le plus peuplé des États-Unis. Plus au nord en Californie, sévit depuis le 23 juillet un autre incendie dévastateur, «Carr», qui a tué sept personnes et détruit plus de 1.600 bâtiments.

L'incendie en Californie le «Mendocino Complex» n'est maîtrisé qu'à 30% environ, selon CalFire, le service californien de lutte contre les incendies. Il a fait au moins deux morts. Il est composé de deux foyers mitoyens débutés le 27 juillet qui ont formé ensemble lundi le plus grand incendie jamais connu en Californie après avoir déjà dévoré 114.850 hectares, presque autant que la superficie de l'immense ville de Los Angeles, et plus que les 114.078 hectares détruits en décembre 2017 par l'incendie Thomas, le précédent record. «Aujourd'hui une zone de haute pression a apporté à la région un temps plus chaud, de la sécheresse et des vents puissants», a expliqué lundi soir CalFire dans un communiqué. Plus au nord en Californie sévit depuis le 23 juillet un autre incendie dévastateur, «Carr», qui a tué sept personnes et détruit plus de 1.600 bâtiments, dont un millier de logements. Il n'était lundi, selon le dernier bilan de CalFire, contenu qu'à 45%. L'incendie Carr, tellement intense qu'il a généré par moments un tourbillon semblable à une tornade de feu, a été provoqué selon les autorités par la «défaillance mécanique d'un véhicule» ayant provoqué des étincelles dans une zone devenue une véritable poudrière en raison de la sécheresse. L'autre grand incendie de la région, «Ferguson», démarré le 13 juillet, a tué deux pompiers et provoqué la fermeture partielle du parc national de Yosemite en pleine saison touristique, était contenu à 38%. Plus de 14.000 pompiers combattent les divers incendies en cours dans l'État de Californie. Ces feux sont «extrêmement rapides, extrêmement agressifs, extrêmement dangereux», a déclaré Scott McLean, un chef adjoint du département californien des forêts et de la protection contre les incendies. Le Président américain, Donald Trump, a pour sa part incriminé le manque d'eau pour combattre le feu et a recommandé de «couper des arbres», s'en prenant aux lois de protection de l'environnement plutôt qu'au changement climatique. En réalité, «nous avons plein d'eau pour lutter contre ces incendies, mais soyons clairs : c'est notre climat modifié qui conduit à des feux plus graves et plus destructeurs», a déclaré au quotidien «New York Times» Daniel Berlant, sous-chef adjoint à CalFire. Lundi, des chercheurs internationaux ont prévenu que le changement climatique risquait de transformer la Terre en «étuve».                                         

Articles similaires

Newsletter :

Version desktop
Copyright © 2018 LEMATIN.ma