Monde

Au moins un manifestant a été tué par balle, hier, à Harare dans des affrontements qui ont opposé les forces de l'ordre à des partisans de l'opposition qui accusent la commission électorale de fraudes après l'annonce que le parti au pouvoir au Zimbabwe depuis 1980, la Zanu-PF, a obtenu la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Des barricades ont été érigées dans la ville avec des blocs de béton et des pierres. Des policiers anti-émeutes bloquaient l'accès mercredi après-midi au siège du principal parti de l'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), tandis que des véhicules militaires patrouillaient en ville. Les observateurs de l'Union européenne ont dénoncé mercredi dans un communiqué «l'inégalité des chances» entre les candidats aux élections et des «intimidations d'électeurs». Robert Mugabe, lâché par l'armée et son parti de la Zanu-PF après avoir limogé Emmerson Mnangagwa de son poste de vice-président, avait été contraint de démissionner en novembre après trente-sept ans au pouvoir. Dimanche, lors d'une conférence de presse surprise, le nonagénaire a annoncé qu'il ne voterait pas Zanu-PF, laissant sous-entendre qu'il glisserait un bulletin Chamisa. 

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