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L'armée s'est déployée en urgence, hier, dans les rues de Jalalabad, la grande ville de l'est de l'Afghanistan, cible d'attentats répétés du groupe terroriste autoproclamé «État islamique», dont les groupes armés sont chassés de leurs fiefs par des opérations militaires et les talibans.

Quelque «150 combattants de Daech, avec leur commandant et son adjoint», se sont rendus hier à Jawzjan en Afghanistan, s'est félicité le ministère de la Défense, ce qu'a confirmé le gouverneur de cette province du nord du pays. À Jalalabad, la crainte de Daech était pourtant à son comble. Dès la matinée, des soldats étaient visibles aux carrefours, où de nouveaux check-points ont été dressés après une énième attaque mardi qui a fait au moins quinze morts et autant de blessés. «Les terroristes ont changé de tactique et s'en prennent de plus en plus aux civils. Pour mieux protéger la population, l'armée va prendre en charge la sécurité en ville», a déclaré à l'AFP Attaullah Khogyani, le porte-parole du gouverneur du Nangarhar, province dont Jalalabad est la capitale. Les talibans ont annoncé mi-juillet qu'ils ne conduiraient plus d'attaques suicide en ville s'ils ne sont pas sûrs de ménager les civils. La reddition dans la nuit des 150 combattants de l'EI à Jawzjan est «la plus importante» depuis que ce groupe s'est installé en Afghanistan en 2015, même si ce n'est pas la première, a souligné le porte-parole militaire de la région nord, Mohammad Hanif Rezaee.
 

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