Fête du Trône

Nouvelle impulsion pour le projet de Gazoduc Maroc-Nigeria. Le 10 juin dernier, les deux pays ont signé une déclaration conjointe pour entamer une nouvelle phase de ce projet qui connectera les ressources gazières du Nigeria aux pays de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc. Le gazoduc mesurera approximativement 5.660 km et son tracé sera mixte : onshore et offshore.

L’année 2018 marque une étape importante dans la réalisation du gigantesque projet de gazoduc Nigeria-Maroc. En effet, le 10 juin dernier, Amina Benkhadra, directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), et Farouk Garba Saïd, directeur général de la Compagnie de pétrole nationale nigériane (NNPC), signaient à Rabat, sous la présidence du Souverain et du Président nigérian, un accord relatif au projet stratégique du Gazoduc.
Il s’agit d’une déclaration conjointe entre le Royaume et le Nigeria sur la réalisation de la phase suivante de ce projet qui connectera les ressources gazières du Nigeria aux pays de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc. Les deux responsables soulignaient que les parties nigériane et marocaine ont travaillé de manière jugée «efficace» et «constructive» afin de s’assurer que l’étude de faisabilité du gazoduc (première phase de ce projet) soit réalisée par le contractant de manière professionnelle et conformément aux meilleures pratiques internationales.
«Plusieurs tracés ont été évalués jusqu’ici. Le premier est un tracé offshore, le second en onshore qui longe la côte. Tandis que le troisième est un tracé mixte», indiquaient les deux responsables. Ils ont affirmé que «pour des raisons d’ordre économique, politique, juridique et sécuritaire, le choix s’est finalement opéré sur une route combinée onshore-offshore. Le gazoduc mesurera approximativement 5.660 km et son CAPEX a été déjà défini.
Sa construction devrait intervenir en plusieurs phases et répondre aux besoins croissants des pays traversés et de l’Europe sur les 25 prochaines années. Farouk Garba Saïd et Amina Benkhadra ont, en outre, mis en avant les multiples apports de ce projet stratégique, notamment la collaboration régionale entre le Maroc, le Nigeria, la Mauritanie et les pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). L’objectif étant de promouvoir le commerce et le développement dans l’intérêt mutuel des pays, l’intégration des économies de la sous-région et la réduction du “Torchage” du gaz. Le tout assorti de la diversification des sources d’énergie. À cela s’ajoutent la contribution à la lutte contre la désertification en utilisant le gaz comme forme d’énergie fiable et durable dans la sous-région et la création de richesse. Les deux institutions ont convenu, par ailleurs, du passage à la FEED (ingénierie de détail), prochaine étape de cet ambitieux projet. Durant cette étape, il sera question d’impliquer les États traversés et la Cédéao, en signant des protocoles d’accord et en validant les volumes disponibles pour l’Europe par les Majors au Nigeria et par NNPC.
Parmi les actions programmées, il est prévu d'affiner les estimations des coûts d’investissement et d’exploitation et de finaliser l’analyse économique sur la base des volumes et des hypothèses de construction finalisés. Il s’agit également d’entamer les discussions avec les banques internationales de développement pour tester leur disposition à financer ce projet et de préparer les documents préliminaires. Pour rappel, le projet de gazoduc permettra de donner à l’Afrique une nouvelle dimension économique, politique et stratégique et placera le Maroc et le Nigeria comme deux leaders de la coopération Sud-Sud au niveau du continent africain. 

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