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Le Sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, prévu les 11 et 12 juillet à Bruxelles, discutera des enjeux liés à la sécurité transatlantique et des différents moyens de collaboration possible en vue de renforcer l’ordre international et d’assurer la protection des citoyens.

Les dirigeants de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) examineront les 11 et 12 juillet à Bruxelles les meilleurs moyens de renforcer la sécurité commune, notamment en réagissant aux menaces nouvelles et changeantes ainsi qu’en organisant des entraînements et des activités de renforcement des capacités avec d’autres pays et des organisations partenaires. Selon le secrétaire général de l'OTAN, le Norvégien Jens Stoltenberg, le sommet de Bruxelles sera l'occasion d'assurer le suivi de la coopération entre l'Union européenne et l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, en particulier dans des domaines tels que la mobilité militaire, la cybersécurité, les menaces hybrides, la lutte contre le terrorisme et les femmes et la sécurité. M. Stoltenberg s'est dit confiant dans la capacité des dirigeants des pays de l'Alliance à montrer leur unité malgré leurs divergences. «Je suis confiant dans la capacité de l'Europe et des États-Unis à rester unis lors du sommet malgré d'importantes divergences et à démontrer l'importance du lien transatlantique», a-t-il soutenu.
M. Stoltenberg a reconnu que des désaccords majeurs opposent les États-Unis à leurs alliés européen et canadien au sein de l'OTAN sur le commerce et l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, dénoncé par le Président américain Donald Trump, qui a jugé l'Organisation du traité de l'Atlantique nord «obsolète» pendant sa campagne électorale. Donald Trump qui s'est souvent plaint du niveau des dépenses militaires de plusieurs pays membres a réitéré qu'il réclamerait le respect de cet engagement lors du sommet de Bruxelles. Pour rappel, les membres de l'OTAN avaient aussi pris en septembre 2014 l'engagement d'allouer 2% de leur PIB à la défense en 2024. Fin juin, M. Trump a adressé un courrier comminatoire à neuf membres de l'OTAN, dont l'Allemagne, le Canada et la Norvège, pour les sommer de respecter leur engagement. Toutefois, les Européens craignent même que M. Trump ne cherche à les diviser, par de possibles concessions à la Russie juste avant sa rencontre historique avec Vladimir Poutine le 16 juillet à Helsinki, selon plusieurs analystes. 

Compte tenu de l’instabilité internationale continue, les alliés de l’OTAN ont décidé, lors du Sommet de Varsovie en juillet 2016, de renforcer davantage la position de l’Alliance afin de dissuader de toute agression possible contre des membres de l’OTAN. L’élément le plus visible du renforcement de cette position de dissuasion et de défense est l’établissement d’une présence avancée renforcée en Europe centrale et en Europe de l’Est. Au-delà, les doutes entretenus par Donald Trump sur sa volonté réelle de faire intervenir automatiquement les États-Unis en cas d'attaque contre un des Alliés, comme le stipule l'article 5 du traité de l'OTAN, ou sur un redéploiement des troupes américaines stationnées en Allemagne, poussent désormais certains Européens à accélérer la cadence pour se rendre autonomes. «L'Europe de la Défense est une construction nécessaire dans ce contexte», soutient la ministre française des Armées Florence Parly. 
La France a récemment enrôlé huit membres de l'Union européenne, dont l'Allemagne et le Royaume-Uni, dans un Groupe européen d'intervention capable de mener rapidement une opération militaire, une évacuation dans un pays en guerre ou d'apporter une assistance en cas de catastrophe. À noter que «Le sommet de l'OTAN pourrait être l'occasion de lancer les négociations pour une adhésion de la Macédoine du Nord, grâce à l'accord trouvé avec la Grèce sur le nouveau nom de l'ancienne République yougoslave», a annoncé M. Stoltenberg. 

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