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Le Maroc devrait enregistrer une croissance de 3% cette année et l’année suivante. Ces prévisions sont livrées par l’assureur-crédit Euler Hermes dans son dernier panorama sur la croissance mondiale. Les exportations devraient ainsi contribuer positivement à la croissance du pays cette année. Elles progresseraient de 5 à 6%, malgré l'atonie de la demande de nos deux principaux partenaires.

Le Maroc devrait afficher une croissance de 3% cette année et le même niveau en 2019. Le pronostic est de l’assureur-crédit, Euler Hermes, dans son dernier panorama sur la croissance mondiale. Euler Hermes est donc un peu moins optimiste que le Fonds monétaire international (FMI) qui table sur 3,1% cette année. Le Haut Commissariat au Plan (HCP), lui, ne prévoit que 2,8% alors que la Banque mondiale pronostique 3%, la Banque africaine de développement 3,1% et le gouvernement 3,3%. Dans ce tableau, seule Bank Al-Maghrib prévoit 3,6%. Dans son analyse, l’assureur-crédit affirme s’attendre à une contribution positive des exportations à la croissance du pays. «Globalement, nous tablons sur une croissance de 5 à 6% des exportations (soit à peu près 1 milliard d’euros). La moitié irait donc à la France et à l’Espagne. Ce qui est un élément habituel. Cela explique aussi pourquoi nous enregistrons cette année moins de croissance des exportations par rapport à l’année dernière. La France et l’Espagne, les deux principaux partenaires commerciaux du Royaume, attireront moins d’importations cette année. 
Les importations de la France ne devraient croitre que 2,1% cette année. Ce qui explique pourquoi l’Hexagone demandera moins à toutes les économies, mais légèrement au Maroc. Le pays est un débouché de croissance pour la France puisqu’il figure dans la troisième position en termes d’opportunités pour les entreprises françaises derrière la Chine et les États-Unis», détaillent les économistes d’Euler Hermès. Dans ses prévisions à long terme (horizon 2030), l'assureur-crédit pronostique que les exportations marocaines augmentent de moitié.
Afrique : la croissance est au rendez-vous cette année Pour l’ensemble du continent africain, l’assureur-crédit indique que la croissance devrait bénéficier à davantage de pays cette année dont le Nigeria. Les gaps d’infrastructures restent majeurs et justifient ainsi des dépenses d’investissement «massives». La production d’électricité en est l’un des éléments principaux, selon l’analyse d’Euler Hermès. «L’ouverture commerciale croissante devrait bénéficier à l’Afrique. L’impact de la zone de libre-échange continentale africaine (en projet Ndlr) sera le plus fort élément boosteur pour les exportateurs de biens manufacturés et d’alimentation», précise Euler Hermès. Avec un besoin de financement structurel, le continent doit attirer des capitaux et profiter de l’intérêt des investisseurs qui recherchent des rendements élevés. Attention, toutefois, à ce que cela n’engendre pas une augmentation de la dette trop rapide !, alerte l’assureur-crédit. Les pays avec le niveau de liquidité le plus faible sont les plus vulnérables à un retournement des flux de capitaux.                                       

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