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La Chambre des représentants a soumis hier aux discussions en séance plénière le rapport sur «l’évaluation de la gestion du Fonds de développement rural et des zones de montagnes». Élaboré par la commission de contrôle des finances publiques à la première Chambre, le rapport contient quelque 23 recommandations, dont 17 ont été avalisées par le gouvernement.

La commission de contrôle des finances publiques à la Chambre des représentants a présenté hier, en séance plénière, son rapport sur «l’évaluation de la gestion du Fonds de développement rural et des zones de montagnes» pour discussion. Dévoilé en juin dernier, le rapport de la commission a été initié sur la base d’un rapport de la Cour des comptes, saisie à son tour par le président de la Chambre des représentants. Dans le cadre de cette mission, les membres de ladite commission avaient interpellé plusieurs responsables, dont le ministre de l’Agriculture et celui de l’Habitat à l’époque, Mohamed Nabil Benabdellah. Formulant quelque 23 recommandations au gouvernement, les parlementaires de la commission avaient articulé leur rapport autour de quatre thématiques principales. Il s’agit de la planification stratégique, le cadre de gouvernance et la gestion des ressources du Fonds, de la gestion des projets et des programmes financés par le Fonds, de la préparation et la mise en œuvre des projets sur le terrain ainsi que des mécanismes de suivi, d'évaluation et de contrôle. Au total, le gouvernement avait accepté 17 des recommandations de la commission. Dans ce sens, il s’est engagé à mettre en œuvre la majorité des recommandations relatives au premier axe de la planification stratégique. En effet, le ministère de l’Agriculture de la pêche maritime et du développement rural s’est dit en faveur de l’adoption d’un plan stratégique unifié et intégré pour le développement rural, avec une approche territoriale basée sur la convergence des politiques publiques. Le gouvernement s’est également engagé à œuvrer pour l’élargissement des zones d'intervention du Fonds, principalement aux programmes d’aménagement hydro-agricole, au programme forestier, au programme d'amélioration des pâturages et aux activités génératrices de revenus telles que le tourisme rural et environnemental, à condition d’augmenter les fonds nécessaires à ces opérations.
Pour l’Exécutif, plusieurs recommandations sont déjà mises en œuvre selon la réponse adressée aux parlementaires. L’activation du conseil interministériel et des comités interministériels en charge du développement rural ainsi que la fixation des critères spécifiques pour la sélection, l'approbation et la distribution des projets selon une approche claire et objective en termes de ciblage des régions et des bénéficiaires sont déjà opérationnelles, avait affirmé le gouvernement. 

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