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Les fans qui étaient restés sur leur faim dimanche auront été largement compensés lundi, à l’occasion de deux rencontres nettement plus ouvertes. D’abord le Brésil-Mexique remporté haut la main par la Seleçao (2-0), ensuite la victoire intrépide de la Belgique de Fellaïni et Chadli face au Japon, auteur d’une prestation héroïque, mais cueilli à froid par les Diables Rouges en fin de rencontre.

Au lendemain de deux rencontres crispées dont l’une a abouti à la surprenante qualification de la Russie aux dépens de l’Espagne et l’autre la victoire de la Croatie dans la douleur, les quarts de final de la Coupe du monde 2018 se sont poursuivis lundi avec deux affiches saillantes. La première a opposé le Brésil de Tite au Mexique, deux équipes réputées pour leur jeu ouvert et offensif. Sauf que les Mexicains, à l’image de leur prestation face à l’Allemagne, ont décidé de laisser la Seleçao faire le jeu, en attendant qu’une opportunité se présente en contre-attaque. Un choix tactique qui a beaucoup arrangé les affaires de Tite et ses joueurs, qui avaient souffert face au Costa Rica, à la Suisse et à la Serbie, mais qui se sont montrés moins peinards face à la «Tri». Après une première mi-temps au score vierge, le Brésil finira par débloquer le compteur à la 51e minute. Aux abords de la surface, Neymar sert l’excellent Willian sur le flanc gauche. Le virevoltant ailier de Chelsea accélère comme il sait si bien le faire et centre vers le point du penalty, offrant un caviar au numéro 10 de la Seleçao. Ce but finira par faire sortir le Mexique de son gouffre défensif, mais la solidité du milieu et de la défense du Brésil permettra à Thiago Silva et compagnie de contenir les ardeurs des adversaires. Sur une énième accélération de Neymar sur le couloir droit, l’attaquant du PSG bute sur Ochoa, mais voit son ballon filer dans les pieds de Firmino qui double la mise à la 88e minute.
Les dés étaient jetés et le Brésil continuait à fuir la malédiction des favoris, qui avait déjà eu raison de sélections comme l’Allemagne, l’Espagne ou, à un degré moindre, le Portugal. Mais dans le vestiaire et la salle de conférence, les Mexicains n’arrivaient toujours pas à avaler la pilule, fustigeant Neymar pour ses «simulations» qui auraient «faussé le jeu», comme l’a expliqué Juan Carlos Osorio, le sélectionneur colombien du Mexique : «C'est une honte pour le foot qu'on perde autant de temps par le fait d'un seul joueur. Mes joueurs étaient fatigués de ces arrêts de jeu permanents. L'un d'eux a duré quatre minutes. Ça ne me paraît pas un bon exemple pour tous les enfants qui regardaient ce match».

Le jeu aérien et le coaching de Matinez sauvent les Diables Rouges
En soirée, le Japon, qui a réussi à coiffer la Pologne et le Sénégal sur le poteau en phase de poules, croisait le fer avec la Belgique et son armada de stars évoluant en Premier League (De Bruyne, Hazard, Lukaku, Fellaïni, Kompany, Verthongen…). Un duel qui semblait déséquilibré sur le papier, mais les Nippons allaient complètement déjouer les pronostics. D’abord en première période, lorsqu’ils ont réussi à museler les offensives des Diables Rouges et à menacer Thibaut Courtois sur quelques occasions, mais surtout en début de seconde période. Alors que tout le monde s’attendait à voir une Belgique plus appliquée et plus efficace après le passage aux vestiaires, le Japon ouvrait le score par le biais de Haraguchi, qui a entamé une course folle dans le dos de la défense avant de clouer Courtois d’un tir croisé à la 48e minute. Hazard ratait l’égalisation juste après, avec une frappe sur le poteau, et les Japonais en profitaient, contre toute attente, pour doubler la mise d’un splendide tir des 25 mètres de Takashi Inui. Les plus sceptiques annonçaient déjà la sortie d’un autre candidat à la consécration mondiale, mais c’était sans compter sur la détermination des Diables Rouges. Verthongen réduisait ainsi le score d’une tête en cloche à la trajectoire improbable, avant que le coaching de l’Espagnol Roberto Martínez ne change complètement la donne. L’entrée en jeu de Nacer Chadli et Marouane Fellaïni, deux Belges d’origine marocaine, a complètement métamorphosé le jeu. Fellaïni égalisera donc à la 74e en reprenant un centre de Hazard et réussissant là où Lukaku avait échoué à maintes reprises.
À la 93e minute, Courtois intercepte un centre et lance De Bruyne, qui sert à son tour Meunier. Le défenseur du PSG remise en surface et Nacer Chadli, bénéficiant d’un caviar sur une feinte de Lukaku, va mettre fin aux débats en crucifiant les Japonais dans l’ultime minute du temps additionnel. Le Japon se voyait éliminé malgré une prestation de haute facture, alors que la Belgique se réjouissait d’avoir enfin trouvé un coach à la hauteur des talents qui pullulent dans l’équipe. Le prochain Brésil-Belgique promet donc déjà un scénario explosif.                                      

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