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Des représentants d'ONG et des chefs autochtones venus de Colombie, d'Indonésie, du Liberia, de la République démocratique du Congo et du Ghana se sont réunis devant la Commission européenne à Bruxelles, pour réclamer que l'UE respecte son engagement à contribuer à mettre un terme à la déforestation d'ici 2020. L'Union européenne (UE), en tant que première importatrice de cacao, deuxième de soja et d'huile de palme, est l’un des premiers responsables de la déforestation engendrée par l'agriculture dans les pays du Sud, souligne l’agence Belga. «Nos vies dépendent de la forêt. Les communautés locales ont perdu et continuent de perdre leurs moyens de subsistance», a déploré un membre de l'ONG indonésienne Pusaka, cité par l’agence de presse belge. Les participants à cette manifestation ont remis une pétition signée par près de 150.000 personnes au cabinet du vice-président de la Commission européenne chargé de l'Emploi, de la croissance, de l'investissement et de la compétitivité, Jyrki Katainen. «Il est urgent que la Commission agisse si l'UE veut honorer son engagement de 2020», ont-ils insisté.

Les gouvernements des États membres et le Parlement européen ont demandé en 2013 à la Commission européenne de considérer le développement d’un plan d’action contre la déforestation et la dégradation des forêts. Mais l'exécutif européen n’a pas annoncé jusqu’à présent son intention de développer un tel plan d’action, qui permettrait, de fixer des règles pour les produits qui entrent sur le marché européen. Selon l’organisation environnementale «Greenpeace», les forêts continuent de disparaître à un rythme alarmant dans le monde avec une perte de 29,7 millions d'hectares des surfaces forestières en 2016, ce qui correspond à la superficie de la Nouvelle-Zélande. À titre d'exemple, la République démocratique du Congo, un des «poumons verts» de la planète, est menacée par l'exploitation forestière illégale, affirme l'ONG Global Witness qui demande aux pays importateurs de bois de prendre des mesures. «Il n'est pas surprenant que la loi soit bafouée en RDC, mais il est choquant que la France fasse si peu pour mettre un terme à ses importations de bois illégalement prélevé», dénonce un responsable de l'ONG, Jules Caron.

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