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Le mois de mai a été le quatrième mois de mai le plus chaud jamais enregistré. Même en ayant adopté des méthodes de calcul différentes, la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, la Nasa et le Centre européen de prévision météorologique arrivent à la même conclusion : l'année 2018 s'annonce chaude. L'Organisation mondiale de la météorologie explique ce record par les concentrations record de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Les températures mondiales pour les cinq premiers mois de l'année ont été les plus élevées enregistrées pour une année, rapporte la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis.

Sur cette période de l'année en cours, le mois de mai a battu des records de température. «Mai 2018 a été le quatrième mois le plus chaud jamais enregistré», a conclu l'Agence américaine dans son rapport intitulé «Chaleur au-dessus de la moyenne. L’impact de la chaleur se poursuit» .

Sur le portail électronique de l'Organisation mondiale de la météorologie, il est précisé que la Nasa, qui utilise une analyse légèrement différente, a également constaté que le mois de mai était le quatrième mois le plus chaud jamais enregistré.

Le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme, le «Copernicus Climate Change Service», l'a classé comme le troisième mois de mai le plus chaud. Cette situation peut sembler paradoxale, car l'année en cours a débuté par un phénomène météorologique appelé «Niña» aux effets refroidissant.

Cependant, les concentrations record de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ont finalement eu raison de ces effets de refroidissement de «Niña".  Ce qui n'a pas été le cas de 2017, troisième année la plus chaude jamais enregistrée, marquée par un événement «El Niño» aux effets réchauffants.

En novembre 2017, le secrétaire général de l'Organisation mondiale de la météorologie, Petteri Taalas, avait présenté un rapport à l’ouverture de la 23e la COP 23 (Bonn - novembre 2017) où il est souligné que «les trois dernières années sont les plus chaudes qui aient jamais été enregistrées et s'inscrivent dans la tendance au réchauffement à long terme de la planète (...) Nombre de ces phénomènes, des études scientifiques approfondies en révéleront le chiffre exact, portent indiscutablement la marque du changement climatique causé par l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre engendrées par les activités humaines», avait-il conclu.

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