Culture

La soirée du 23 juin a été marquée par les prestations des Libanais Marwan Khoury et Saad Ramadan sur l'espace Nahda.

Le Festival Mawazine Rythmes du monde continue d'attirer des milliers de fans et un large public amoureux des notes internationales. Des concerts de haute voltige ont été programmés le deuxième jour de l'événement. French Montana a fait vibrer toute la scène de l’OLM Souissi. De son vrai nom Karim Kharbouch, cet artiste né à Rabat a présenté une performance que le public n’oubliera pas de sitôt ! Collaborateur des plus grands rappeurs, dont Drake, Rick Ross et Lil Wayne, mais aussi Nicki Minaj, Snoop Dogg, Scarface et Ne-Yo, l’artiste emblématique de la scène rap a sorti le grand jeu pour le plus grand plaisir de ses fans.
Autre temps fort de la soirée du 23 juin, les prestations des Libanais Marwan Khoury et Saad Ramadan sur l'espace Nahda. Chanteur, compositeur et arrangeur de renom, Marwan Khoury a produit de nombreux titres pour des artistes tels que Magida El Roumi, Najwa Karam ou encore Saber Rebaï. Ses titres romantiques ont séduit le public. Les festivaliers ont aussi été conquis par la voix de Saad Ramadan et son charisme scénique. Ce grand moment de musique orientale a atteint son comble avec l’arrivée-surprise du grand Cheb Khaled. Le grand chanteur a ravi le public avec le titre «C’est la Vie».
Changement de style et d’ambiance : au Théâtre national Mohammed V, Hiba Tawaji a offert à la foule une prestation d’anthologie. Star incontestée au Moyen-Orient et dans l’ensemble des pays francophones, celle qui a été choisie en 2016 par les producteurs de la comédie musicale «Notre-Dame de Paris» pour incarner Esmeralda a littéralement subjugué les festivaliers avec sa voix sublime.
La seconde journée de Mawazine a également fait un détour remarqué du côté du Mali, avec la très belle Oumou Sangaré. Chanteuse malienne parmi les plus célèbres auprès du public occidental, la star a exprimé avec brio ses convictions au moyen de son timbre ample et vibrant qui en a fait une icône de la musique africaine dans le monde.
La musique marocaine n’a pas été en reste, puisque la scène de Salé a rassemblé trois stars montantes : Nadia Laaroussi, une chanteuse influencée par le style «guercifi», Badr Soultan, qui participe régulièrement à de nombreux shows à la télévision, et Ibtissam Tiskat.

Et ce n’est pas tout ! Poussant son goût pour l'expérimentation et les compositions les plus créatives, Mawazine est allé puiser dans les grands répertoires traditionnels des cinq continents avec une nouvelle création musicale sur le magnifique site du Chellah. Autour de la thématique «De tar, sitar à guitare», la journée a mis à l’honneur Alireza Ghorbani, ex-soliste de l’orchestre national d’Iran et grand interprète des chants de la tradition classique 
persane.
Loin des scènes du festival, la fête était aussi au rendez-vous dans les artères de Rabat. Des troupes et des fanfares ont sillonné les rues de la capitale pour enchanter la foule. Les chorégraphies urbaines du Groupe Soleil ont créé une ambiance de carnaval. Cette troupe créée en 2012 par de jeunes artistes de Salé est composée d’acrobates et d’échassiers formés à l’École nationale de cirque Shems’y. Les rythmes effrénés de la formation Timing Boys ont offert sourires et bonne humeur en invitant le public à un spectacle orné de multiples sonorités allant de la samba au hip-hop, salsa, house et chaâbi ! Fondée à Salé, cette formation réunit une dizaine de percussionnistes. Jeunes et moins jeunes ont profité de ces magnifiques prestations. 

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