Régions

L'éco cité Zenata ambitionne de rééquilibrer la région du Grand Casablanca en créant un nouveau centre urbain basé sur la cohésion sociale, le développement économique et la protection de l'environnement, a indiqué, mardi à Rabat, le directeur général de la société d'aménagement de Zenata, Mohammed Amine El Hajhouj.

Ce projet s'étale sur plus de 1.800 hectares, dont 470 seront dédiés aux espaces verts, a indiqué M. El Hajhouj à l'occasion d'une conférence organisée par l'Institut CDG (Caisse de dépôt et de gestion) en collaboration avec l'Institut CDC-Caisse de dépôts et consignations (France) sur le thème «construire des villes inclusives, résilientes et durables».
La ville compte accueillir près de 300.000 habitants et offrir quelque 100.000 emplois, a-t-il précisé, mettant l'accent sur l'approche inclusive du projet qui s'est déclinée à travers la réinstallation des populations, en conformité avec le Plan d'action de réinstallation (PAR), l'implication de la population dans un plan d'action sociale appuyé par des ateliers de sensibilisation, la réinstallation économique des activités en vue de préserver les emplois et l'implication du tissu associatif actif au niveau de Zenata.
«Ce projet n'est plus un rêve. Il est une réalité qui doit être pérennisée», a-t-il dit, notant que le modèle urbain utilisé pour transformer le territoire de Zenata est axé sur six principes que sont la naturalité, la diversité, la flexibilité, la proximité, la collaboration et l'optimisation.
Pour sa part, le directeur de la stratégie, de la prospective et des relations institutionnelles à l'Agence française de développement (AFD), Nicolas Blanc, a présenté la stratégie AFD des villes durables, expliquant qu'elle s'articule autour de la promotion des villes respectueuse de l'environnement, du renforcement des dynamiques économiques locales, du soutien de la cohésion sociale et de l'accompagnement des stratégies de développement territorial des acteurs urbains locaux.
L'action de l'Agence a pour finalité la «promotion de villes inclusives, productives et résilientes», a affirmé M. Blanc.
Sur un autre registre, le directeur de recherches à l'école d'architecture de Versailles, Jean-Jacques Terrin, a attiré l'attention de l'auditoire sur une série de problèmes inhérents aux villes intelligentes, déplorant notamment «l'absence d'une culture du diagnostic et de l'évaluation en dépit de l'essor fulgurant du numérique et de la révolution digitale».
M. Terrin a également mis en garde contre les dangers de l'îlot de la chaleur causé à la fois par les changements climatiques et par la morphologie urbaine, appelant à une synergie entre les cités du Nord et du Sud pour lutter contre ce phénomène. Dans un contexte où les villes, qui s'élargissent de façon importante, se caractérisent par l'essor des nouvelles technologies, la transformation des modes de vie et les évolutions démographiques, cette conférence vient présenter quelques solutions proposées dans le cadre de la notion de développement durable qui s'est imposée comme un nouvel impératif des politiques urbaines depuis deux décennies. 

Articles similaires

Newsletter :

Version desktop
Copyright © 2018 LEMATIN.ma