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L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont lancé hier un nouveau manuel afin d'aider à restaurer les forêts dans les régions touchées par les déplacements massifs de populations, où une forte dépendance accentue la déforestation.

«La dépendance au bois combustible explique en grande partie la déforestation et la dégradation des forêts lors des déplacements de populations». Partant de ce constat, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) ont lancé, hier, un manuel afin d'aider à restaurer les forêts dans les régions touchées par les déplacements massifs de populations, où une forte dépendance accentue la déforestation. La FAO rappelle que dans le monde, plus de quatre personnes déracinées de force sur cinq utilisent du bois combustible pour cuisiner et se chauffer. «Il s'agit du principal facteur de dégradation forestière et de déforestation dans ces zones» «Alors que l'on assiste à une multiplication des crises de longue durée, force est de constater que l'on voit de plus en plus de terres dégradées et sans arbres dans les régions accueillant des populations de déplacés.

La FAO et l'UNHCR ont développé des solutions à long terme qui impliquent la création de sources d'énergie, d'alimentation et de revenus renouvelables et durables», a déclaré Ahmed Shukri, responsable adjoint du Programme stratégique de la FAO sur la résilience. Face à de tels défis, la FAO et l'UNHCR ont publié le manuel intitulé «Gérer les forêts lors des déplacements de populations», qui pourrait servir à tous les acteurs impliqués dans des projets liés à la gestion des forêts et dans la plantation forestière et dont le but est de répondre aux besoins des déplacés et des communautés hôtes.

  La FAO précise que «lorsque les besoins sont urgents, comme avec un afflux soudain de déplacés, le manuel recommande de planter des arbres à croissance rapide, de préférence locaux, afin de générer une source continue de bois combustible, de fourrage et pour pouvoir construire quelques petites pièces». «Le manuel recommande également de planter des arbres pour avoir de l'énergie, du bois, de l'alimentation et du fourrage. Il s'agit également de créer des sources de revenus pour les réfugiés et les communautés hôtes, afin de contribuer au renforcement de leur résilience et de réduire l'impact environnemental des déplacements de populations», peut-on lire sur le portail électronique de la FAO. Le manuel, poursuit l'organisation onusienne, insiste sur le fait que les plans de gestion des forêts devraient également indiquer qui a le droit de récolter et qui profitera de la récolte des produits ligneux et non ligneux. L'implication de la communauté locale est également cruciale, car elle aidera à renforcer le sens de la propriété et permettra de s'assurer que les interventions forestières sont bien gérées.

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