Éco Développement

Le continent africain doit travailler de concert à un niveau régional et national pour mettre en œuvre un système de gouvernance maritime durable qui profitera à l'ensemble du continent, c'est la conclusion à laquelle sont parvenus les délégués au premier Forum sur l'économie bleue en Afrique. Lors de la célébration de la journée des océans, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guteres, avait rappelé que «90% de la pollution marine sont d’origine terrestre». Et chaque année, ce sont quelque huit millions de tonnes de déchets plastiques qui finissent dans les océans. À la même occasion, le Fonds mondial pour la nature a estimé à 13 milliards de dollars les pertes économiques causées par la pollution plastique en Méditerranée.

Le premier Forum sur l'économie bleue en Afrique (ABEF) a coïncidé avec la Journée mondiale de l'océan. Le Forum a attiré des experts internationaux et des ministres de gouvernements africains afin de débattre de la contribution économique des océans dans le contexte de l'Agenda 2063 de l'Union africaine et des Objectifs de développement durable des Nations unies. Paul Holthus, PDG du Conseil mondial des océans et porte-parole principal à l'ABEF 2018, a déclaré : «L'Afrique présente des occasions majeures d'investissement dans l'économie bleue ainsi que des défis de développement durable. Nous œuvrons à regrouper le leadership et la collaboration des communautés d'activités concernant les océans en Afrique pour profiter de ces occasions et relever ces défis». Lors de la table ronde sur le thème «L'économie bleue et le financement des océans», Gregor Paterson-Jones, un expert indépendant sur l'investissement dans les énergies renouvelables, a déclaré : «L'économie bleue n'est pas un sujet uniforme. L'économie verte se définit plus facilement, parce qu'elle concerne les énergies “propres”. L'économie bleue comporte de nombreux secteurs avec différents types d'occasions d'investissement. Je dis toujours que le bleu est le nouveau vert». Citée dans un communiqué, Leila Ben Hassen, Fondatrice et PDG de l'organisateur de l'ABEF, a déclaré : «L'économie bleue ne relève pas simplement de la responsabilité des 38 pays côtiers africains, mais s'applique également de façon très pertinente à leurs voisins enclavés.

Nous devons tous contribuer à mettre l'économie bleue en action, à aider à réduire la pauvreté, à améliorer les moyens de subsistance et à garantir un développement socio-économique durable», a-t-elle souligné. Le 8 juin, lors de la célébration de la journée des océans, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guteres, avait rappelé que «90% de la pollution marine sont d’origine terrestre. Et chaque année, ce sont quelque huit millions de tonnes de déchets plastiques qui finissent dans les océans. La pollution plastique étouffe les cours d’eau, remet en cause le bien-être des communautés qui vivent de la pêche et du tourisme, tue tortues, oiseaux, baleines et dauphins, gagne les régions les plus reculées de la planète et contamine en fin de compte toute la chaîne alimentaire dont nous dépendons. Si nous ne changeons pas de cap, les déchets plastiques présents dans les océans seront bientôt plus nombreux que les poissons». À la même occasion, le Fonds mondial pour la nature a estimé à 13 milliards de dollars les pertes économiques causées par la pollution plastique en Méditerranée. «Après la Chine, l’Europe est le deuxième producteur de plastique au monde, déversant entre 150.000 et 500.000 tonnes de macro-déchets en plastique et entre 70.000 et 130.000 tonnes de micro-plastiques dans la mer chaque année. La majorité de ces matières plastiques envahissent la mer Méditerranée et constituent une menace majeure pour la vie marine», rapporte le Fonds mondial pour la nature dans son rapport publié à l'occasion de la célébration, le 5 juin, de la Journée de l'environnement. «En cette Journée mondiale de l’océan, j’exhorte gouvernements, collectivités et particuliers à célébrer nos océans en aidant à les débarrasser de la pollution et en veillant à ce qu’ils gardent toute leur vitalité pour les générations à venir», avait conclu António Guterres.                                                      

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