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La lutte contre le plastique doit se concentrer au départ sur «les législations nationales», estime le dirigeant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Achim Steiner, alors qu'un front commun contre cette source de pollution peine à se mettre en place au niveau international. Lors du sommet du G7 qui s'est tenu début juin au Canada, le Japon et les États-Unis ont refusé de signer une charte contre la pollution plastique des océans, souscrite par le Canada, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie, ainsi que l'Union européenne. Dans cette charte, basée sur le volontariat, ces pays et l'UE se sont engagés à réduire l'usage des plastiques jetables, à augmenter le pourcentage des plastiques recyclés à travers le monde pour arriver à 100% d'ici 2040 ou encore à lutter pour que ces déchets n'atterrissent pas dans les océans, où ils sont ingurgités par les animaux ou se désintègrent. «Le fait que le G7 ait placé le problème du plastique et de la pollution des océans aussi haut à son agenda est le signal de l'importance du problème et de la vitesse à laquelle il s'accroît», a relevé M. Steiner, qui dirige le PNUD depuis 2017. «Nous profitons tous (du plastique), mais nous avons omis de prendre en compte les coûts de l'augmentation massive» des quantités en circulation, a-t-il dit à l'AFP lors d'un passage à Paris. Au niveau international, la dernière assemblée de l'ONU environnement à Nairobi en décembre a débouché sur la création d'un groupe de travail dédié. «J'attends des propositions concrètes d'ici l'an prochain», a indiqué M. Steiner. 

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