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L’intégration économique de l’Afrique est menée par ses entreprises. Celles-ci ont pu bouleverser toutes sortes de barrières géographiques, géopolitiques et réglementaires. Dans son nouveau rapport intitulé «ONE AFRICA », Boston Consulting Group (BCG) analyse l’accélération historique de l’intégration économique du continent africain. Il montre comment les acteurs, privés africains, mais aussi internationaux, se projettent sur ce marché bourré d’opportunités. D’ailleurs, entre 2006 et 2016, le montant moyen des investissements directs africains, investis par des entreprises africaines en Afrique, a presque triplé de 3,7 à 10 milliards de dollars. « Pendant la même période, le nombre moyen de transactions transfrontalières au sein du continent a quasiment doublé (de 238 à 418) avec plus de la moitié d’entre-elles menée par des entreprises africaines », rappellent les auteurs du rapport.  Dans son étude, le BCG liste 150 entreprises pionnières qui ouvrent la voie d’une plus forte intégration. Elles se composent pour moitié d’entreprises d’origine africaine et, pour une autre moitié, de multinationales implantées de longue date sur le continent. Les pionniers africains viennent de 19 pays, Afrique du Sud et Maroc en tête. 
En analysant les comportements de pionniers africains, BCG a identifié des  leviers qui contribuent à la fois au succès de ces acteurs et à l’intégration économique plus forte du continent. Notamment l’ancrage de ces entreprises dans plusieurs pays africains. « Aujourd’hui, plus de 80 entreprises, dont 45 sont africaines, ont une présence dans plus de 10 pays africains ».  Ces entreprise ont également osé des investissements « greenfield » importants, font des acquisitions sur le continent et construisent des marques solides à l’échelle du continent 

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