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L'Indice FAO des prix des produits alimentaires du mois de mai a augmenté de 1,2% comparativement au mois précédent. La forte hausse des prix des produits laitiers et des céréales est à l'origine de l'augmentation de cet Indice qui mesure la variation mensuelle de plusieurs denrées alimentaires sur les marchés internationaux. Les prévisions de production de céréales en 2018, qui se sont améliorées depuis le mois d'avril, sont en revanche en baisse par rapport à la même période de 2017.

L'Organisation des Nations unies de l'alimentation et l'agriculture (FAO) a publié, hier, son Indice des prix des produits alimentaires qui montre une augmentation au mois de mai dernier de 1,2% comparativement à avril. La FAO explique cette hausse par «une récente tendance vers la hausse des cotations de prix des principales céréales et des produits laitiers», mais qui n'a pu être équilibrée par la baisse de celles du sucre et des huiles végétales. Ainsi l'Indice des produits laitiers a augmenté de 5,5% en mai dernier et celui des céréales de 2,4%. Concernant ce dernier groupe de produits alimentaires, la FAO explique la progression des prix par les inquiétudes liées aux perspectives de production dans de nombreux pays exportateurs et par la détérioration des récoltes en Amérique du Sud ont contribué à faire augmenter les prix des céréales secondaires. Sur son portail électronique, l'Organisation onusienne rapporte que l'Indice des prix des huiles végétales a chuté de 2,6% et celui du sucre de 0,5% poursuivant ainsi affaiblissement mensuel consécutif depuis 6 mois. L'Indice des prix et accompagné par la publication des prévisions de production céréalière de 2018. Si ces prévisions se sont améliorées depuis le mois d'avril, elles sont en revanche en baisse par rapport à la même période de l'année dernière. Sur ce chapitre, la FAO écrit dans son bulletin : «Les perspectives concernant la production mondiale de céréales se sont améliorées depuis le mois dernier. Toutefois, la production devrait encore rester en dessous du niveau record de l’année dernière et des besoins de consommation prévus pour la campagne de commercialisation 2018-2019. Les stocks mondiaux de céréales devraient donc baisser, principalement en raison de la baisse des stocks de maïs et en dépit de l’augmentation des réserves de blé et de riz, qui devrait se poursuivre. Pour le blé, les stocks mondiaux pour les campagnes se terminant en 2019 devraient s’établir à un niveau record de 283 millions de tonnes, soit 6 millions de tonnes de plus que leur niveau d’ouverture déjà élevé. La FAO prévoit qu’en 2018, la production mondiale de céréales devrait s’établir à 2.610 millions de tonnes, soit 3 millions de tonnes de plus que ce qui avait été prévu en mai. Toutefois, à ce niveau, la production mondiale serait encore en baisse de 40,6 millions de tonnes (1,5%) par rapport à l’année dernière. La production mondiale de riz devrait augmenter de 1,3% par rapport à 2017 pour atteindre un nouveau record avec 511,3 millions de tonnes. Selon les estimations de l'Organisation des Nations unies, les échanges mondiaux de céréales en 2018-2019 devraient atteindre 409,6 millions de tonnes, soit 0,5% de plus (2 millions de tonnes) qu'en 2017-2018. Les échanges mondiaux de céréales secondaires devraient s’établir à 187,2 millions de tonnes, soit une hausse de 0,9% par rapport à la saison 2017-2018. 

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