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Les agences de voyages de la région de Casablanca-Settat se frottent les mains à l’approche de l’été où elles comptent faire le plein de voyages organisés aussi bien sur le marché local qu’à l’international. Toutefois, elles devront consentir davantage d’effort pour investir le digital afin de faire face à la concurrence acharnée que leur livrent les plateformes internationales de réservation.

Cet été s’annonce prometteur pour les agences de voyages de la région Casablanca-Settat. Toutefois, elles resteront confrontées à des contretemps et devront se secouer davantage pour faire face à la concurrence acharnée que leur livrent les plateformes internationales de réservation, en investissant le digital. En effet, les voyagistes font preuve d’un optimisme évident et comptent faire le plein cet été, selon leur corporation, Associations régionales des agences de voyages de Casablanca-Settat (ARAVCS). Et ce, aussi bien sur le marché local qu’à l’international.  «Les grandes capitales sont toujours au rendez-vous comme Marrakech et Agadir et bien sûr le Nord comme Tanger, Tétouan, Saidia, Larache», a indiqué Othmane Cherif Alami, président de l’ARAVCS, qui relève la même tendance pour l’international. «Plus de 500 voyages seront organisés au départ de Casablanca par les 150 agences de voyages membres de l’association», note-t-il, évoquant, entre autres, la Turquie, l’Espagne, le Portugal, la France, la Chine, la Thaïlande et la Malaisie. D’autres agences organiseront des voyages à la carte notamment vers l’Amérique du Nord et du Sud et aussi, ce qui est une nouveauté, quelques voyages organisés vers l’Australie. C'est d'ailleurs ce que reflète un baromètre de conjoncture de la profession réalisé par l’ARAVCS et dont les résultats ont été dévoilés mercredi dernier à Casablanca. Il en ressort, en effet, que la moitié des agences de voyages de la région pensent que le second semestre 2018 sera meilleur que le premier.  Seule ombre au tableau, le marché de la Omra qui a subi une chute de 30 à 40% en 2018 à cause de la TVA (5%) et de la taxe spéciale de 5.500 dirhams imposée par l’Arabie saoudite au deuxième voyage pour la Omra à compter de l’année dernière. Ce coup est d’autant plus dur pour les agences qui sont spécialisées dans le Hajj et la Omra, note le président de l’ARAVCS, relevant que cela a «bouleversé» l’activité de ces agences. Mais au-delà de cet élément particulier, la profession fait face à un défi plus important. Il s’agit de la concurrence étrangère. Ainsi, le baromètre fait ressortir que 70% des agences sondées affirment l’existence d’une concurrence rude. Cette concurrence provient essentiellement des plateformes étrangères qui s’attaquent directement à la clientèle marocaine avec une stratégie bien définie et de gros moyens, ce qui  «met en péril» les voyagistes marocains, selon Othmane Cherif Alami. Ainsi, illustre-t-il, ces plateformes proposent des prix en dirhams, acceptent n’importe quelle carte de crédit comme garantie, ont des milliers d’ingénieurs destinés à des pays comme le Maroc et à l’Afrique en général. Cette concurrence jugée déloyale coûte aux voyagistes marocains plus de 350 millions de DH chaque année, d’après le même responsable qui déplore le manque de feed-back aussi bien des autorités que de la Justice qui ont été saisies par la profession. Sachant que, souligne-t-il, toute agence de voyages doit être organisée selon un cahier des charges et une loi, avec une licence et un agrément.

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