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Le ministre français de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a réaffirmé que l'objectif d'abandonner sous trois ans le glyphosate, un herbicide soupçonné d'avoir des effets cancérogènes, ne sera pas remis en cause.

L'objectif de sortir sous trois ans du glyphosate n'est «pas une seconde» remis en cause, a indiqué le ministre, soulignant que son non-inscription dans la loi sur l'Agriculture et l'Alimentation n'en constitue pas pour autant un recul. «J'aurais préféré que ce soit dans la loi», a-t-il dit, en se défendant toutefois d’avoir «perdu une manche» après le refus des députés d'inscrire l'interdiction à terme de cet herbicide dans un texte de loi. Défendant son action à la tête du ministère de la transition écologique et solidaire, le militant écologique et ancien animateur de télévision a indiqué que la France est aujourd'hui «plutôt dans le peloton de tête» sur les questions environnementales et la lutte contre le changement climatique. Il a évoqué également les avancées du projet de loi sur des sujets comme l'encadrement des ventes de produits phytosanitaires, la qualité des repas dans les cantines scolaires et la suspension d'un additif alimentaire contenant du dioxyde de titane. La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, avait également souligné l’intention de son pays de rendre effective sa sortie de l’utilisation du glyphosate dans trois ans en dépit de la décision prise, en novembre dernier, par l'Union européenne (UE) de renouveler pour cinq ans la licence de cet herbicide controversé. L'agriculture représente 76% de l’utilisation du glyphosate à travers le monde. La substance est aussi largement utilisée dans la sylviculture, l’aménagement urbain et l’horticulture. 

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