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La croissance de l’activité dans le secteur des services a ralenti le mois dernier en France. Ce dernier était «marqué par une succession de “ponts” et a connu son rythme de progression le plus faible depuis début 2017», selon la version définitive de l’indice Markit publiée hier. L’indice PMI d’activité des services s’est établi à 54,3 le mois dernier, comme dans la première estimation publiée le 23 mai, mais en net retrait par rapport à sa valeur de 57,4 en avril. 
«S’il continue d’évoluer nettement au-dessus du seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité, qu’il dépasse sans discontinuer depuis le mois de juillet 2016, cet indice a atteint en mai son plus bas niveau depuis janvier 2017», rapporte l’agence de presse Reuters.

L’indice composite, qui associe des éléments de l’indice des services et de celui du secteur manufacturier, dont la croissance de l’activité a accéléré plus que prévu en mai, s’est quant à lui inscrit à 54,2 le mois dernier, légèrement en deçà de la marque de 54,5 de l’estimation «flash». En recul marqué par rapport à son niveau de 56,9 du mois d’avril, il atteint lui aussi son plus bas niveau depuis janvier 2017, même s’il n’est pas non plus repassé sous le seuil de 50 depuis juillet 2016.
«Le ralentissement de la croissance de l’activité dans les services en mai a notamment été alimenté par le fléchissement de la progression des nouveaux contrats, dont le rythme d’expansion a touché un plus bas depuis décembre 2016», explique l’agence de presse. 
Ce ralentissement de la progression de la demande a été imputé, par certains des dirigeants d’entreprise du secteur des services interrogés dans le cadre de cette enquête, à des consommateurs plus prudents dans leurs dépenses. Les perturbations dans les transports, avec les grèves à la SNCF et chez Air France, sont également pointées du doigt. 

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