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Entre fin 2017 et fin 2019, l’aluminium devrait enregistrer une hausse de 2%, le cuivre de 2,4% au moment où le nickel et le zinc connaitraient des hausses à deux chiffres de 18 et 14% respectivement. À l’inverse, les prix de l’acier devraient diminuer de 19% au cours de la même période, en raison de l’aggravation des surcapacités, selon Coface.

Le secteur des métaux devra enregistrer des évolutions contrastées d’ici fin 2019. Les prix des métaux de base progresseraient, alors que ceux des métaux ferreux baisseraient, pénalisés par des surcapacités. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude économique fraichement publiée par Coface. «Dans un contexte d’une croissance économique bien synchronisée, des évolutions technologiques nécessitant une utilisation accrue des métaux et de la réduction de l’offre, le marché des métaux affiche une tendance haussière depuis mi-2016», indique l’assureur- crédit. Selon lui, traditionnellement, le secteur des métaux est fortement influencé par des ingérences politiques et des perturbations géopolitiques, engendrant de la volatilité et des hausses des prix. Les récentes mesures protectionnistes prises par les États-Unis (droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium) et par l’Union européenne (droits antidumping sur l’acier et le fer) n’ont eu, cependant, qu’un faible impact sur les producteurs de métaux chinois qui se sont détournés de ces marchés pour se recentrer vers le marché intérieur. Les droits tarifaires chinois sur les tubes en acier, les avions et les voitures imposés en réponse aux mesures américaines ne devraient pas beaucoup affecter l’industrie automobile. «Il n’en demeure pas moins qu’une guerre commerciale aurait à coup sûr des conséquences sur le risque de crédit des entreprises. Coface estime que cette montée du protectionnisme pourrait avoir des retombées négatives sur la volonté d’investir et la confiance des entreprises en 2018», expliquent les experts de Coface. Ainsi, à court terme, l’escalade des tensions devrait continuer de faire grimper les prix. Cette situation profiterait aux principaux métaux de base compte tenu du rebond de la demande pour les batteries et les composants électroniques. Entre décembre 2017 et décembre 2019, l’aluminium devrait enregistrer une croissance de 2%, le cuivre devrait suivre la même tendance, en progressant de 2,4% et le nickel et le zinc s'inscriraient en hausse de 18 et 14% respectivement. «Cette situation pourrait contraindre les utilisateurs finaux, comme les fabricants de batteries et les constructeurs automobiles, à trouver d’autres matériaux en cas de pénurie ou de hausses des prix», est-il souligné.
À l’inverse, les prix de l’acier devraient diminuer de 19% au cours de la même période, en raison de l’aggravation des surcapacités, particulièrement en raison des producteurs chinois qui, selon Coface, ne parviennent pas à plafonner la production pendant les périodes de baisse des cours. «Ce scénario de base tablant sur une chute des prix des métaux ferreux est corroboré par l’endettement élevé des entreprises en général», conclut Coface.

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