Éco Entreprise

Emmerson compte beaucoup sur son gisement de potasse à Khémisset. Et la levée de fonds hier à la Bourse londonienne rassure sur les capacités financières de l'entreprise et sur l’avenir de son projet marocain.

Bonne nouvelle pour Emmerson et son projet de potasse au Maroc. Les actions de cette entreprise, cotée à la Bourse de Londres, ont grimpé de plus de 60% hier après avoir réussi une levée de 8,04 millions de dollars suite à la mise sur le marché de 200 millions de nouvelles actions. «Emmerson a déclaré qu'elle prévoyait initialement de lever 4 millions de livres, mais s’est retrouvée en sursouscrption», rapporte l’agence de presse Reuters. Pour rappel, «la cotation d’Emmerson avait été suspendue en octobre dernier juste au moment où la multinationale était devenue propriétaire à 100% du gisement de potasse de Khémisset, dans le nord du Maroc», indique Reuters. Il s’agit des intérêts de la société Moroccan Salts Limited dont Emmerson a acquis, en octobre dernier, la totalité du capital. Montant de la transaction : 10 millions de livres sterling.  Avec cette levée de fonds, l’entreprise semble repartir sur des bases solides pour gérer son gisement de Khémisset. Toutes les conditions semblent d’ailleurs être réunies pour une exploitation dans les meilleures conditions de ce gisement. Même les prix de la potasse, qui s’étaient effondrés il y a deux ans, «ont commencé à se redresser», souligne l’agence de presse.

De plus, le gisement de Khémisset est économiquement convenable pour Emmerson. «Les avantages du projet Khémisset comprennent des ressources peu profondes, peu coûteuses à exploiter et un emplacement géographique au Maroc, où la demande de potasse devrait augmenter. Ce qui offre un accès à l'Europe et à d'autres marchés importants», a annoncé la multinationale. «Du point de vue du transport, nous avons un avantage concurrentiel inattaquable», a déclaré Hayden Locke, PDG du groupe à Reuters. Il a en outre révélé que le projet en était aux derniers stades de développement et que 20 millions de dollars ont déjà été dépensés. «Ce qui signifie que la production pourra démarrer dans quatre ans», rapporte l’agence de presse. D'ici là, Locke s'attend à ce que les prix de la potasse se redressent davantage et prédit une escalade de la demande fondée sur les tendances démographiques. «Les objectifs mondiaux de sécurité alimentaire ne peuvent être atteints sans l'utilisation importante d'engrais», a-t-il déclaré. 

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