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À fin mars 2018, les prêts débloqués par les associations de micro-crédit ont atteint un cumul de près de 1,7 milliard de DH, en hausse de 4,7% par rapport à la même période de 2017. Le nombre des clients actifs s’est élevé à 933.522, dont près de 2.000 TPE. Cette performance s’accompagne, néanmoins, d’une augmentation de 0,75 point du taux du portefeuille-à-risque à 30 jours.

Bon cru pour la micro-finance au premier trimestre 2018. À fin mars, les prêts débloqués ont atteint un cumul de près de 1,7 milliard de DH, en hausse de 4,7% par rapport à la même période de 2017. Le nombre de prêts accordés a également augmenté affichant une progression de 16,8% à 167.290 dossiers. Cette performance s’explique par la bonne dynamique observée pour le seul mois de mars où le secteur a distribué 658,16 millions de DH, en croissance de 4,7%, au profit de 63.354 dossiers (+17,1%). 
En outre, le premier trimestre a été marqué par la montée en puissance des crédits accordés aux TPE (très petites entreprises). En effet, le nombre de TPE bénéficiaires (clients actifs) a bondi de 158,6% frôlant les 2.000 entreprises. Globalement, les emprunteurs actifs (tous segments confondus) se sont élevés à 933.522 (-0,2%), dont 613.579 en milieu urbain (+0,8%) et 319.943 en zones rurales (-2,2%), 455.206 femmes (-2%) et 478.316 hommes (+ 1,5%).
Par ailleurs, le secteur a connu une détérioration de la qualité des portefeuilles. Le taux du PAR (portefeuille à risque) à 30 jours a augmenté de 0,75 point à 4,22%. À noter que le portefeuille à risque supérieur à 180 jours de retard a enregistré une hausse de 33,1% à 70,23 millions de DH (sur un encours global de 6,76 milliards de DH). Celui affichant 90 à 180 jours de retard a cru de 10% à 84,42 millions. Rappelons qu’en concertation avec la Fédération nationale des associations de micro-crédit (FNAM), le ministère de l’Économie et des finances planche sur une nouvelle stratégie permettant aux associations de micro-crédit (AMC) de limiter les risques d'impayés et par conséquent de défaillance. Cette réforme, qui vise le renforcement de la durabilité du secteur et de son rôle dans l’inclusion financière, portera notamment sur la révision des politiques et procédures pour l’octroi des crédits, entre autres, les critères d’éligibilité, le processus d’étude des dossiers de prêts et les niveaux d’approbation ainsi que le dispositif de garantie de la solvabilité des clients. Pour le moment, les micro-crédits ne sont soumis à aucune garantie formelle, classique ou bancaire du fait qu’ils sont accordés à une clientèle exerçant des activités génératrices de faibles revenus, essentiellement dans le secteur informel. 
En attendant la réforme, le secteur de la micro-finance compte 7.205 collaborateurs à fin mars 2018, en augmentation de 0,6%, répartis sur 1.657 agences (+2,7%), dont 765 en milieu rural (+18,2%). Le nombre de guichets mobile, lui, a crû de 14,8% à 140, dont 125 dans des zones rurales.  

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