Immobilier

Depuis son lancement en 2004, le programme «Villes sans bidonvilles» a permis l’amélioration du cadre de vie de milliers de ménages à faibles revenus en relogeant un grand nombre de familles. Selon les dernières statistiques relatives au programme, quelque 277.583 familles en ont bénéficié. Plus de 60.000 autres familles attendent leur déménagement dans les prochains mois selon la secrétaire d’État chargée de l’Habitat, Fatna El Khiyel.

Quatorze années se sont écoulées depuis le lancement par S.M. le Roi Mohammed VI du programme national «Villes sans bidonvilles» en vue de procéder progressivement à l’éradication de toutes formes d’habitat sous-équipé au niveau des différentes villes du Royaume. Ciblant 85 villes au niveau des différentes régions du pays, ce programme a pu atteindre ses objectifs dans 59 villes. Selon la secrétaire d’État chargée de l’Habitat, Fatna El Khiyel, c’est plus de 277.583 familles qui ont bénéficié de ce programme depuis son lancement.
Dans une réponse aux questions orales posées par les parlementaires de la première chambre, la responsable avait souligné que quelque 60.000 familles attendent le déménagement dans les prochains mois. Toutefois, la responsable a souligné que parmi les problèmes qui entravent le succès du programme, figurent la rareté et le coût élevé de l’immobilier, ce qui entraine le déplacement des familles en dehors des zones urbaines. La secrétaire d’État avait, d’autre part, expliqué que malgré le succès important du programme, il n’a pas atteint ses objectifs, pour plusieurs raisons, notamment l’écart entre le nombre des familles ciblées (270.000 familles) lors de son lancement en 2004 et le nombre des familles révélé après la mise à jour des statistiques (420.000).

La dernière des villes marocaines à être déclarée villes sans bidonvilles est El Brouj. Se débarrassant officiellement de ses quatre derniers bidonvilles lors d’une cérémonie organisée le 22 mai, El Brouj est donc la 59e ville sur les 85 visées par le programme national visant l’éradication de toutes formes d’habitat sous-équipé au niveau des différentes villes du Royaume. Selon le procès-verbal de sa déclaration «Ville sans bidonvilles», signé au niveau du siège de la commune, El Brouj est également la 4e ville au niveau de la région de Casablanca-Settat après les villes de Settat, Bouznika et Deroua à avoir ce statut. Pour atteindre les objectifs de ce programme participatif et partenarial au niveau de la ville, un budget global de 93 millions de dirhams a été alloué au relogement de quelque 450 familles réparties sur quatre quartiers. Ces ménages ont bénéficié de lots de terrain dans de nouveaux lotissements disposant de toute l’infrastructure de base (eau potable, électricité, assainissement…) et des équipements socio-économiques (écoles, terrain de sport, centre de santé, centre commercial…)
La ville à proximité de Settat bénéficiera également d’un nouveau programme de mise à niveau de ses infrastructures urbaines. En effet, une convention a été signée hier au siège de la commune d’El Brouj pour un montant global de 91 millions de dirhams. La convention a pour objectif de mettre à niveau les principales entrées de la ville, la mise à niveau de 13 quartiers d’habitat sous-équipés, la mise à niveau de deux places publiques ainsi que la création et l’aménagement d’équipements socio-économiques.
Pour rappel, le coût total du programme «Villes sans bidonvilles» est estimé à 32 milliards de dirhams dont 10 milliards de dirhams supportés par l’État. Selon les statistiques du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, ce programme a permis aux ménages d’améliorer leurs accès aux équipements avec un taux de satisfaction de près de 90%. «Au niveau communautaire, le taux de satisfaction des ménages est de 72% et seuls 7% ont un taux d’insatisfaction limité», toujours selon les statistiques du ministère. n

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