Immobilier

Le crédit immobilier est relativement moins dynamique en 2018. Au premier trimestre, il a crû de 3,1%, avec un encours de 259,41 milliards, contre 4,2% à fin décembre 2017. Une évolution qui s’explique essentiellement par la nette décélération des crédits octroyés aux promoteurs immobiliers. Après avoir terminé 2017 avec une progression de 8,7%, ils affichent à peine 2,3% à fin mars dernier.

Le financement du secteur de l’immobilier par le crédit bancaire perd un peu de sa vigueur cette année. En effet, après un redressement en 2017, qui fait suite à une méforme observée il y a quelques années, le crédit immobilier se montre relativement moins dynamique en 2018. En effet, les dernières statistiques publiées par Bank Al-Maghrib montrent que les crédits immobiliers ont affiché une croissance de 3,1%, avec un encours de 259,41 milliards à fin mars dernier. Un rythme donc plus lent par rapport à celui enregistré au cours de toute l’année dernière, qui est de 4,2%, mais meilleur que le niveau réalisé en 2015 (1,8%) et en 2016 (2,7%). 
La baisse de régime au terme du premier trimestre de cette année est due essentiellement à une nette décélération des crédits octroyés aux promoteurs immobiliers. En effet, alors qu’ils ont terminé 2017 avec une progression de 8,7% à 60,359 milliards, ils ont affiché une hausse d’à peine 2,3%, pour un encours de 58,92 milliards à fin mars 2018. Ce qui constitue une nette rupture de la tendance empruntée ces dernières années. 
L’analyse de l’évolution du crédit immobilier montre que le financement bancaire de la promotion immobilière revient de loin, puisqu’il a affiché une nette remontée, passant de -9,4% à 58,642 milliards en 2015 à -3,7%, avec un encours 56,006 milliards à fin 2016, puis à +8,7% en 2017. Les crédits octroyés à l’habitat, eux, se sont accrus de 3,4% à 197,61 milliards à fin mars dernier, soit un rythme inférieur à celui réalisé en 2017. 
Ces crédits restent ainsi sur leur tendance à la décélération de ces dernières années. Ces prêts sont, en effet, passés d’une hausse de 5,4% en 2015, avec un encours de 179,282 milliards, à 5,1% à fin 2016 avec 188,661 milliards, puis à 3,6% en 2017, pour un encours de 195,447 milliards.
Par ailleurs, le crédit immobilier continue à profiter du mouvement baissier des taux débiteurs, observé depuis 2011. Selon les chiffres publiés par la Banque centrale, le taux moyen pondéré appliqué aux crédits immobiliers est passé de 6,10% au quatrième trimestre 2012 à 6,03% au cours de la même période un an plus tard, puis 6,05% au quatrième trimestre 2014, ensuite à 5,76% au dernier trimestre 2015 et enfin à 5,15% au quatrième trimestre 2016. Cette tendance baissière s’est certes ralentie au quatrième trimestre 2017, remontant à 5,42%, mais il a encore baissé au premier trimestre 2018 à 5,16%.          
                                                         

 

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