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La multinationale Veolia Environnement veut saisir des opportunités en Chine pour le traitement des déchets, surtout que les autorités du pays ont entrepris de durcir la législation sur les importations de déchets, rapporte Reuters. 
La Chine avait annoncé en avril dernier qu’elle allait interdire à partir de la fin de cette année les importations de 16 catégories de déchets métalliques et chimiques, tels que les laitiers de l’industrie métallurgique. Ceux-ci contiennent plus de 25% de manganèse, ainsi 16 autres types de déchets seront interdits d’ici fin 2019.
«Cette nouvelle loi en Chine nous offre beaucoup d’opportunités», explique Antoine Frérot, PDG de Veolia. 
Ce dernier s’attend à ce que ces initiatives chinoises poussent le marché vers les entreprises qui proposent des services de recyclage complets. Chose qui convient à Veolia contrairement aux petites sociétés qui se contentent de collecter les déchets et faire un peu de tri.  «Le traitement des eaux industrielles se développe rapidement, nous y avons donc une forte croissance, mais l’activité la plus florissante aujourd’hui est le traitement des déchets dangereux», déclare Frérot. 
Le numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets Veolia dispose de neuf usines de traitement des déchets dangereux en Chine. Leur capacité totale est de 560.000 tonnes, quatre autres sont en cours de construction. 
Par ailleurs, le groupe français compte développer le recyclage de plastique en Chine, et se lancer prochainement dans le traitement des déchets nucléaires. Ainsi, la société prévoit la construction d’une usine de démantèlement de navires dans la province de Canton au sud de la Chine, qui sera opérationnelle dans quelques mois. 

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