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L'augmentation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère altère les qualités nutritionnelles de la céréale la plus consommée dans le monde, le riz. Pour arriver à ces résultats, l’équipe de chercheurs a mené des expériences en plein air sur deux rizières, en Chine et au Japon, avec 18 variétés de riz différentes.

Les teneurs du riz en protéines, en fer, en zinc et en vitamines B1 et B2 chuteront respectivement de 10%, 8%, 5% et 10% à 30% d'ici la fin du siècle en raison de l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2). C'est à ce résultat, qui corrobore des études antécédentes, que sont parvenus les chercheurs de l’Académie chinoise des sciences et du département américain de l’Agriculture et dont les conclusions ont été publiées le 23 mai dans la revue «Science Advances». Les pays les plus impactés, selon cette étude, sont les plus pauvres de l’Asie du Sud-Est, comme le Bangladesh, le Cambodge, le Laos et le Myanmar, ainsi que Madagascar. Pour arriver à ces résultats, l’équipe de chercheurs a mené des expériences en plein air sur deux rizières, en Chine et au Japon, avec 18 variétés de riz différentes. Dans ce groupe de pays, le riz fournit la moitié des calories à 600 millions de personnes. «Une baisse de la qualité nutritionnelle de cette céréale peut avoir de graves conséquences sur leur santé. Un manque de minéraux, de protéines ou de vitamines nuit notamment au développement cognitif, au métabolisme et au système immunitaire», soulignent les auteurs de l'étude. «Quand il y a plus de carbone dans l’air, la plante atteint une plus grande taille, produit plus de graines, mais cela se fait à un prix : des qualités nutritionnelles diminuées», explique Lewis Ziska, l’un des auteurs de l’étude, botaniste au département de l’agriculture des États-Unis. 

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