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Toyota entend franchir une nouvelle étape avec sa production de voitures à hydrogène. Le constructeur estime, dans un communiqué, que les ventes mondiales de véhicules à pile à combustible vont décoller après 2020. Il espère les voir passer à au moins 30.000 unités écoulées par an. Contre 3.000 exemplaires cette année pour sa berline «Mirai», lancée aux États-Unis et dans neuf pays européens en 2015. Un volume encore microscopique par rapport aux quasi 10 millions de véhicules livrés chaque année par le groupe.
Pour faire face à cette croissance, l'entreprise annonce «la construction de deux nouveaux bâtiments». L'un, situé juste à côté de sa chaîne d'assemblage originelle, servira à augmenter la production en série des piles à combustible. L'autre, au sein de l'usine existante, servira à fabriquer des réservoirs à hydrogène haute pression. Ces deux sites devraient démarrer leurs opérations «aux alentours de 2020», annonce Toyota.
Le constructeur nippon est pionnier mondial des véhicules à pile à combustible, alimentée à l'hydrogène, dont l'immense avantage est de ne rejeter aucune substance polluante lorsqu'ils roulent ; seule de la vapeur d'eau est émise.
Lancée fin 2014, la Mirai («futur» en japonais) a connu un démarrage modeste, notamment en raison de son prix, deux fois plus élevé qu'une voiture électrique comparable, et du manque de bornes de recharge disponibles. Mais les ventes s'inscrivent en progression constante, souligne le constructeur : elles sont ainsi passées d'environ 700 unités en 2015, à environ 2.000 en 2016 puis à 3.000 en 2017. La Mirai est aujourd'hui disponible dans 11 pays (Japon, États-Unis et neuf pays européens), et le groupe espère pouvoir la commercialiser rapidement dans d'autres régions du monde. Dans cette optique, des tests sont en cours en Australie, au Canada, en Chine et aux Émirats arabes unis. 

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