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Le Congrès américain a adopté hier une loi assouplissant les régulations bancaires mises en place après la crise financière de 2008 pour prévenir un nouveau crash et maîtriser les excès de Wall Street. Avec cette nouvelle loi, des milliers de banques de petite et moyenne tailles ne seront plus soumises à certaines règles de contrôle imposées par la loi Dodd-Frank de 2010.

La régulation bancaire mise en place aux États-Unis après la crise financière de 2008 bénéficie d’un assouplissement. Le Congrès américain a, en effet, adopté hier une loi assouplissant ces régulations bancaires qui ont été élaborées pour prévenir un nouveau crash et maîtriser les excès de Wall Street, a rapporté l’AFP. Ce texte a été approuvé par une confortable majorité à la Chambre des représentants et devrait désormais rapidement être signé par le Président Donald Trump, un de ses ardents défenseurs. En vertu de cette nouvelle loi, des milliers de banques de petite et moyenne tailles ne seront plus soumises à certaines règles de contrôle imposées par la loi Dodd-Frank de 2010. Toutefois, les réglementations clés visant aux États-Unis les plus grands établissements restent en place.

«C'est une avancée majeure pour libérer notre économie de l'excès de régulation», s'est réjoui le chef républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan. L’adoption de cette loi ne manquera pas de satisfaire l'administration Trump qui appelait de ses vœux cette nouvelle loi protégeant, selon elle, les banques face à une «régulation excessive». 
De l’autre côté, les opposants à cet assouplissement de la régulation bancaire l’ont critiqué vivement. Il en est ainsi de la chef de la majorité démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi qui considère que la nouvelle loi frappe de plein fouet les protections érigées après la crise de 2008. Elle «menace potentiellement la stabilité de notre système financier et de notre économie», a-t-elle déclaré lors des débats avant l'adoption du texte. «Cette loi nous ramènera à l'époque où l'imprudence débridée de Wall Street a provoqué un effondrement financier historique», s'est-elle encore insurgée. À rappeler que le Sénat avait déjà adopté ce texte le 14 mars, dix ans jour pour jour après le crash de la banque Bear Stearns, basée à New York, qui avait donné le coup d'envoi de la crise financière mondiale. Le texte a été approuvé mardi à la Chambre par 258 voix – dont 33 démocrates – contre 159. 

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