Éco Monde

La croissance économique de la zone euro a ralenti bien plus que prévu en mai. Si l’on ajoute à cela une inflation qui reste terne, la crainte est que la région ne retrouve plus son rythme d’expansion qui était encore dynamique tout récemment, selon Reuters. La Banque centrale européenne (BCE) doit arrêter ses rachats d’actifs cette année et relever ses taux directeurs en 2019, selon une enquête Reuters du mois dernier, mais les responsables de la politique monétaire pourraient s’inquiéter de voir les pressions inflationnistes refluer alors que la croissance faiblit. Le ralentissement économique de la zone euro n’est pas inquiétant et ne devrait pas modifier le projet de la BCE pour mettre fin aux achats d’actifs dans le courant de l’année, a déclaré au quotidien allemand Die Zeit, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. Même si la croissance d’ensemble reste relativement forte, elle a ralenti à son rythme le plus bas depuis 20 mois en Allemagne, et le plus faible depuis un an et demi en France, suivant les dernières enquêtes d’IHS Markit. L’emploi a continué de progresser, là encore à un rythme inférieur à celui des derniers mois bien qu’encore soutenu. L’euro est tombé à un creux de six mois après les PMI allemands, faisant craindre que le ralentissement de la première économie européenne ces derniers mois ait eu des répercussions plus importantes qu’on ne le pensait. L’indice composite PMI de la zone euro, considéré comme un baromètre fiable de la croissance, a reculé à 54,1 ce mois-ci, contre 55,1 en avril, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un repli moindre, à 55. Le seuil de 50 distingue croissance et contraction de l’activité. 

 

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