Éco Développement

À Vienne, le chef de l’ONU a plaidé en faveur d’une nouvelle révolution énergétique. António Guterres a renouvelé son appel aux gouvernements, aux industriels et aux bailleurs de fonds pour relever le défi du changement climatique par l'innovation, l'action urgente et l'investissement substantiel. À Vienne où s'est tenu un sommet sur le changement climatique, le chef de l'ONU a estimé que les 242 milliards de dollars investis en 2017 dans l'électricité renouvelable, même si c'est le double de celui des énergies fossiles, ne permettent pas encore d'assurer une transition vers une économie sobre en carbone.

«Les investissements dans les infrastructures propres et vertes doivent être étendus à l'échelle mondiale. Pour cela, nous avons besoin de leadership de la part de la communauté financière et des gouvernements locaux, régionaux et nationaux qui décideront des grands projets d'infrastructure pour les années à venir», a déclaré le secrétaire général lors du Sommet mondial de Vienne (Autriche). L'Agence internationale de l'énergie estime que l'investissement dans l'électricité renouvelable a atteint 242 milliards de dollars l'an dernier, soit plus de la moitié de ce qui a été investi dans le développement de nouveaux combustibles fossiles. Le haut fonctionnaire de l'ONU a appelé à un financement climatique renforcé pour faire face à la «plus grande priorité» du monde. «Pour une transition à grande échelle vers une énergie propre, nous devons voir des milliards investis d'ici 2020», a-t-il déclaré. L’objectif de l’Accord de Paris est de limiter la hausse de la température entre 1,5 et 2 °C. «Pour cela, nous avons besoin de leadership et d'innovation», a dit M. Guterres. «Les deux sont essentiels pour l'action climatique». Dans leur compte rendu du Sommet de Vienne, les Nations unies ont cité «le Maroc (qui) construit ainsi une ferme solaire de la taille de la ville de Paris qui alimentera plus d'un million de foyers d'ici 2020». Cependant, cet élan mondial pour les énergies propres ne saurait se maintenir sans le leadership du monde de la finance et de l'investissement et des gouvernements locaux, régionaux et nationaux «qui décideront des grands plans d'infrastructure au cours des prochaines années», a dit le chef de l'ONU. À ce titre, cinq agences internationales ont publié à la mi-mai un rapport commun selon lequel un milliard de personnes, soit 13% de la population mondiale, n’ont toujours pas accès à l’électricité. 

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