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La Commission européenne (CE) a confirmé hier ses prévisions d'une croissance dans la zone euro à 2,3% cette année puis qui ralentirait à 2,0% l'an prochain, tout en estimant que des risques plus importants pèsent sur les perspectives économiques, à commencer par le protectionnisme.
Les prévisions de printemps publiées par l'exécutif européen confirment dans l'ensemble celles relevées cet hiver à la lumière de l'accélération de l'activité constatée fin 2017.
 Les économistes européens voient toujours la croissance économique allemande à 2,3% cette année puis 2,1% l'an prochain. Pour la France, ils en restent à 2,0% en 2018 puis 1,8% en 2019.
«L'Europe continue de profiter d'une croissance robuste, qui a permis de faire tomber le chômage à son point le plus bas depuis dix ans», souligne le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, dans un communiqué.
Toujours pour la Commission, «bien que les indicateurs de court terme laissent entrevoir pour le début de 2018 un léger essoufflement de l'activité, celui-ci devrait être en partie temporaire.»
Dans ce contexte, elle se félicite qu'aucun pays de la zone euro ne devrait enregistrer cette année un déficit public supérieur à 3,0% du PIB, la moyenne attendue pour l'ensemble de la zone se situant à 0,7%.
S'agissant de la France, qui est parvenue à rentrer dans les clous du pacte de stabilité l'an passé pour la première fois depuis 2007, elle le voit tomber à 2,3% du PIB en 2018, une prévision qui lui permettra de sortir officiellement de la procédure pour déficit excessif. 

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