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Pour se faire une place dans un marché de l’emploi de plus en plus exigeant, l’anticipation reste le mot d’ordre. Une bonne orientation permet, certes, aux jeunes lycéens de définir leur projet d'études post-bac sur la base de leurs compétences et goûts, mais elle doit également tenir compte des exigences du marché de l’emploi.

Le diplôme est un passeport qui ouvre l’accès au monde professionnel à condition qu’il n'arrive pas à expiration. C’est pour cela qu’il faut s’assurer que la filière choisie débouche sur un métier qui recrute. Quels sont donc ces formations et ces métiers ? L’expert en recrutement Ali Serhani, consultant associé à Gesper Services RH, nous apprend que «les commerciaux sont les rois du podium». Les ingénieurs d’État, ceux issus des Grandes Écoles privées, les juristes anglophones et les financiers figurent également dans la liste des profils les plus recherchés par les recruteurs. Les métiers mondiaux du Maroc, les énergies renouvelables, l’offshoring, les technologies de l’information, le Big Data, la finance, le droit des affaires et les télécommunications et le management sont les domaines qui offrent le plus d’opportunités d’embauche. Ali Serhani a tenu toutefois à préciser que la langue anglaise est une exigence pour tous les métiers. Pour l’Afrique subsaharienne, a-t-il précisé, les profils demandés sont surtout des profils «gestion de projets» et parfaitement anglophones.
L’employabilité des lauréats est une question qui préoccupe également les acteurs de l’éducation et de la formation, dont la plupart veillent désormais à adapter leurs cartes de formation aux besoins du marché de l’emploi. «Nous avons anticipé et mis en place dès 2010 des formations et des cursus diplômants qui mènent aux métiers les plus porteurs pour l’économie marocaine, avec l’objectif de répondre aux priorités économiques, politiques et sociales du Maroc», indique Noureddine Mouaddib, président de l'Université internationale de Rabat (UIR). C’est dans ce sens que «chaque pôle académique de formation a été ouvert, suite à des études préalables de terrain, sur la base des orientations des politiques nationales structurantes du Royaume (Plan Maroc Vert, Plan Émergence, Maroc Solaire...), et des besoins du marché du travail», a-t-il ajouté. Le président de l’UIR a également souligné que l’université reste constamment à l’écoute du marché de l’emploi et que les programmes pédagogiques sont pensés avec une orientation «métier» qui prend en considération les préoccupations des entreprises et du tissu économique marocain.

«Par ailleurs, nous sommes constamment à l’écoute du marché de l’emploi dans la diversité de ses secteurs d’activité et, en particulier, nous demeurons proches des entreprises, notamment de celles qui sont des partenaires de l’UIR. Nous sommes à l’heure actuelle en train d’étudier l’ouverture de nouvelles filières de formation en lien avec le marché de l’emploi pour les rentrées universitaires de 2019 et de 2020», nous apprend le responsable.
Dans le même ordre d’idées, Mohamed Knidiri, président académique de l’Université privée de Marrakech (UPM), a noté que «le choix des pôles de formation résulte de l’axe de développement que nous avons pris dès le départ et qui consiste à accompagner les évolutions stratégiques et économiques du Royaume et du continent». Mais pour lui, il n’y a pas de filières plus recherchées que d’autres. «Chacun des pôles de formation que nous avons mis en place et les programmes qui les composent répondent à des besoins spécifiques sur le marché de l’emploi au Maroc et en Afrique», a-t-il expliqué. Il a toutefois admis que les programmes du pôle «Digital, Médias, Arts et Culture» connaissent «un engouement certain et de plus en plus». Et que l’architecture d’intérieur, le journalisme ou encore les métiers du web et du digital «font aujourd’hui partie des domaines qui ont le vent en poupe et offrent des débouchés très intéressants». Sans oublier l’aéronautique, les énergies renouvelables, l’électronique, les réseaux et télécoms, l’agro-industrie et la santé. «Le choix est vaste et très intéressant», a-t-il conclu.

L’administratrice directrice générale de HEM, Yasmine Benamour, a pour sa part assuré que le diplôme de la Business School ouvre «d’excellentes perspectives professionnelles au Maroc comme à l’étranger». Elle a cité les secteurs de l’industrie et des services comme étant les secteurs qui recrutent le plus les lauréats de HEM, notamment la banque, l’assurance, le conseil et l'audit, la communication et la publicité, les médias, les télécommunications et le tourisme.
De son côté, Mohamed Derrabi, DG de Toulouse Business School Casablanca (TBS), a relevé que «la mise sur le marché de diplômés opérationnels dans des secteurs en émergence au Maroc est devenue une nécessité». À ce titre, «TBS Casablanca aspire accompagner le développement et la croissance des secteurs porteurs au Maroc, notamment pour former des gestionnaires de qualité pour les industries en émergence au Maroc, comme l’aéronautique et l’automobile». Mohamed Derrabi a par ailleurs énuméré les filières les plus convoitées dans la discipline du management, à savoir l’entrepreneuriat, 
le marketing, la logistique, la finance, les ressources humaines et le droit des affaires.                                                            

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