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La Commission européenne vient de présenter au Conseil le résultat des négociations sur l'accord de partenariat économique avec le Japon. L’objectif est d’accélérer le processus de ratification de ce partenariat, jugé le plus grand accord commercial bilatéral jamais négocié par l'Union, pour une entrée en vigueur dès 2019.

La commission européenne a lancé le 18 avril le processus de ratification de l’accord de partenariat économique avec le Japon. Cet accord, dont les négociations ont été ouvertes entre les deux parties en 2013 et achevées fin 2047, attend désormais son approbation par le Conseil puis le Parlement européen. L’objectif est que ce partenariat, jugé le plus grand accord commercial bilatéral jamais négocié par l'Union européenne (UE), entre en vigueur dès 2019. «Avec l'étape franchie aujourd'hui, la voie s'ouvre aux entreprises et citoyens de l'Union, qui pourront commencer à exploiter pleinement le potentiel de l'accord de partenariat économique avec le Japon dès l'année prochaine.», a déclaré dans un communiqué le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Selon la Commission, la signature d'accord de commerce étoffé et complet avec ce pays profitera aux exportateurs, travailleurs et consommateurs de l'Union. «Le partenariat économique avec le Japon portera sur un marché de 600 millions de consommateurs et sur un tiers du PIB mondial (UE +Japon, ndlr). Son potentiel économique est clairement sans précédent.» estime la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström. En clair, est-il ajouté, l’accord avec le Japon ouvrira la voie à de «formidables» débouchés commerciaux pour les deux parties. Il supprimera la grande majorité des droits de douane, qui coûtent un milliard d'euros par an aux entreprises de l'Union exportant vers le Japon.

L'accord permettra aussi d'éliminer un certain nombre d'obstacles réglementaires existant de longue date, telles que la répétition inutile d'essais et de formalités administratives. Il ouvrira l'accès d'un marché japonais comptant 127 millions de consommateurs aux principaux produits agricoles de l'Union européenne et accroîtra les possibilités d'exportation de l'Union dans une série d'autres secteurs. L'accord ouvre, en effet, les marchés de services, en particulier les services financiers, le commerce électronique, les télécommunications et les transports. En outre, il garantit l'accès des entreprises de l'UE aux grands marchés publics du Japon dans 48 grandes villes et supprime les obstacles en matière de passation de marchés dans le secteur ferroviaire. Il traite, par ailleurs, des périodes de transition avant l'ouverture des marchés pour le secteur automobile. À noter que le 18 avril, la Commission a présenté également au Conseil, pour ratification, le résultat des négociations sur les accords de commerce et d'investissement avec Singapour. Ils constituent les premiers accords bilatéraux conclus avec un membre de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean). Au sein de l'Asean, Singapour est de loin le premier partenaire commercial de l'Union avec un volume total d'échanges bilatéraux de marchandises de 53,3 milliards d'euros (en 2017) et de 44,4 milliards d'euros pour les services (en 2016). 

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