8 Mars

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a invité les hommes à se battre aux côtés des femmes contre les inégalités, dans un message à l’occasion de la Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année à travers le monde.

«En ce moment décisif pour les droits des femmes, il est grand temps que les hommes se battent à leurs côtés, les écoutent et apprennent d’elles. Si l’on veut que les femmes puissent réaliser pleinement leur potentiel et tirer nos communautés, nos sociétés et nos économies vers le haut, il nous faut impérativement appliquer deux principes : celui de la transparence et celui de la responsabilité», a plaidé M. Guterres dans ce message.
Pour le chef de l’ONU, les inégalités historiques et structurelles «qui ont fait le lit de l’oppression et des discriminations n’ont jamais été dénoncées aussi unanimement» qu’aujourd’hui. «De l’Amérique latine à l’Europe en passant par l’Asie, sur les réseaux sociaux, les plateaux de cinéma, dans les usines et dans la rue, les femmes appellent à un changement durable et réclament la tolérance zéro à l’égard des agressions, de la discrimination et du harcèlement sexuels sous toutes leurs formes», a-t-il fait observer.

L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles sont les véritables gageures de notre époque et le plus grand défi que le monde ait à relever en matière de droits fondamentaux, a estimé M. Guterres.
Selon lui, le militantisme et la persévérance de générations de femmes ont porté leurs fruits, en ce sens que le nombre de filles scolarisées, de femmes ayant un emploi rémunéré et de femmes occupant des postes à haute responsabilité dans le secteur privé, les milieux universitaires, la sphère politique et les organisations internationales, y compris l’ONU, n’a jamais été aussi élevé. «Il nous reste toutefois de nombreux obstacles à franchir pour remédier aux inégalités ancestrales qui sont le creuset des discriminations et de l’exploitation», a toutefois prévenu le Secrétaire général de l’ONU.
À l’heure actuelle, dans le monde, plus d’un milliard de femmes ne sont pas protégées par la loi si elles venaient à subir des violences sexuelles dans leur foyer. L’écart de rémunération entre hommes et femmes est de 23% à l’échelle mondiale. Il peut aller jusqu’à 40% dans les zones rurales, et le travail non rémunéré que font de nombreuses femmes n’est pas reconnu, a-t-il déploré, ajoutant que les femmes occupent en moyenne moins d’un quart des sièges dans les Parlements nationaux, et sont encore moins nombreuses dans les conseils d’administration.
Et de souligner que l’Organisation des Nations unies soutient les femmes du monde entier dans leur combat contre les injustices qu’elles subissent, qu’il s’agisse de femmes du monde rural victimes de discrimination salariale, de citadines qui se mobilisent pour faire changer les choses, de femmes réfugiées exposées à l’exploitation et aux violences ou de femmes qui doivent faire face à des formes conjuguées de discrimination.
L’autonomisation des femmes est au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a rappelé M. Guterres, pour qui, tout progrès dans la réalisation des objectifs de développement durable est un progrès pour toutes les femmes, partout dans le monde. «Il est prouvé depuis longtemps qu’investir dans les femmes est le moyen le plus efficace de dynamiser les communautés, les entreprises et même les pays», a conclu le patron de l’ONU. 

Articles similaires

Newsletter :

Version desktop
Copyright © 2018 LEMATIN.ma